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14/05/2018 19:41 EDT | Actualisé 14/05/2018 19:41 EDT

Les journalistes Émilie Perreault et Monic Néron qui ont mis au jour l'affaire Rozon sont finalistes pour un prix

Les décisions des juges de ce prix sont largement influencées par la façon dont le public a bénéficié des reportages soumis au concours.

Émilie Perreault et Monic Néron
Facebook Emilie Perreault/Facebook Monic Néron 98,5
Émilie Perreault et Monic Néron

Cogeco Média est finaliste pour le prestigieux prix Michener de journalisme cette année grâce au travail des reporters Monic Néron et Émilie Perreault, de la station de radio 98,5 FM à Montréal, dans l'affaire Gilbert Rozon.

Monic Néron est journaliste affectée aux affaires judiciaires au 98,5 FM alors qu'Émilie Perreault est journaliste au secteur culturel. Selon les jurés du prix Michener, les deux reporters «ont gagné la confiance de 10 femmes, qui ont risqué leur carrière pour témoigner à visage découvert du harcèlement et des agressions sexuelles dont elles ont été victimes de la part de Gilbert Rozon».

«Le jour précédant la diffusion du reportage, Gilbert Rozon a démissionné de toutes ses fonctions privées et publiques, notent les jurés. La police a entrepris une enquête sur 23 plaintes, alors que d'autres sont examinées. À la suite de la nouvelle, le gouvernement du Québec a créé un fonds d'urgence de 25 millions $ pour venir en aide aux victimes de violence sexuelle.»

Les décisions des juges de ce prix sont, incidemment, «largement influencées par la façon dont le public a bénéficié des reportages soumis au concours par des médias écrits, électroniques ou en ligne». Le prix Michener, présenté aux médias plutôt qu'aux individus, a été créé en 1970 par le gouverneur général de l'époque, Roland Michener.

Cinq autres médias sont finalistes cette année pour le Michener: le bureau d'Edmonton de CBC, Global News, le «Globe and Mail», le «Toronto Star» et le «Vancouver Sun». Le lauréat sera annoncé le 12 juin à Rideau Hall, lors d'une cérémonie présidée par la gouverneure générale actuelle, Julie Payette.

Le jury de cette année était composé de Carole Beaulieu, ex-éditrice et rédactrice en chef du magazine «L'Actualité», Kim Kierans, professeure de journalisme et ancienne reporter et rédactrice à CBC, Margo Goodhand, ancienne directrice du «Winnipeg Free Press» et de l'«Edmonton Journal», et Claude Papineau, ancien vice-président des services de langue française de La Presse canadienne et ancien correspondant parlementaire pour l'agence.