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12/05/2018 17:41 EDT | Actualisé 12/05/2018 17:41 EDT

Un service d'écoute spécial pour la violence dans le monde du sport

Un service d'écoute 24/7 a été mis sur pied.

David Madison via Getty Images

Un service d'écoute 24/7 a été mis sur pied pour aborder la violence sous toutes ses formes dans l'univers sportif québécois — une première mondiale selon l'organisme Sport'aide.

Six intervenants, spécialisés entre autres en psychologie, en travail social et en criminologie, agiront à titre d'accompagnateurs pour les victimes d'abus, précise le directeur général de Sport'aide.

Sylvain Croteau indique que les appels n'ont pas tardé à venir depuis le lancement du service, il y a deux semaines, en présence du ministre québécois de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx.

Avant même la mise sur pied de cette ligne d'écoute gratuite, Sport'aide avait d'ailleurs déjà reçu une trentaine de signalements.

Tant les fédérations sportives que les élus provinciaux conviennent depuis des années de la nécessité d'un tel service, selon M. Croteau.

Ce mandat a été confié à Sport'aide par le gouvernement provincial, qui financera le service à la hauteur de deux millions de dollars sur trois ans.

Sylvain Croteau précise que le travail s'était néanmoins amorcé il y a plus de trois ans, et les récentes dénonciations d'agressions sexuelles hautement médiatisées dans le monde du sport n'ont fait qu'accélérer les choses.

«Évidemment, le public principal auquel on se destine, c'est d'abord les jeunes sportifs, explique-t-il. Mais ça concerne tout le monde.»

Les athlètes, mais aussi leurs parents, les entraîneurs, les bénévoles, les dirigeants d'organisations sportives et leurs administrateurs, sont invités à contacter Sport'aide, qu'ils soient victimes ou témoins d'abus, et ce, dans toutes les disciplines et à tous les niveaux.

Les intervenants de Sport'aide peuvent être joints par téléphone, mais aussi par SMS, par courriel et par les réseaux sociaux.

Et M. Croteau assure qu'ils sont là pour rester: «Plus les gens vont nous connaître, plus les gens auront besoin de nous. Alors, je ne vois pas le jour où on pourrait cesser nos opérations.»