POLITIQUE
11/05/2018 18:07 EDT | Actualisé 11/05/2018 18:47 EDT

Gerry Sklavounos confirme qu’il ne se représente pas aux prochaines élections

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PC

QUÉBEC – Le député Gerry Sklavounos, exclu du caucus libéral en raison d'allégations d'inconduite sexuelle, a confirmé qu'il ne sollicitera pas un autre mandat aux prochaines élections par voie de communiqué vendredi, à 17h30.

M. Sklavounos – qui a été accusé par deux jeunes femmes, dont une militante libérale, d'avoir fait des avances sexuelles non consentantes – dit que c'est l'arrivée de son troisième enfant, prévu le mois prochain, qui «a fait pencher la balance de manière décisive».

Élu à quatre reprises comme député de Laurier-Dorion, il a décidé que le moment était venu pour accorder plus de temps à sa jeune famille.

«Je complèterai ce dernier mandat avec le sentiment d'avoir réellement contribué à améliorer la qualité de vie de nos familles, nos aînés et nos concitoyens vulnérables. Je serai toute ma vie reconnaissant d'avoir eu cet énorme privilège.»

Alice Paquet, une étudiante de l'Université Laval, a accusé M. Sklavounos d'agression sexuelle en octobre 2016. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a par la suite conclu «qu'aucun acte criminel n'a été commis».

Lorsqu'il a tenté de réintégrer le caucus libéral l'automne dernier, le parti a indiqué avoir reçu une autre plainte à son endroit.

Maude-Félixe Gagnon, qui s'implique au Parti libéral du Québec (PLQ) depuis quelques années déjà, a confirmé le mois dernier qu'il avait tenté des avances sexuelles à son endroit lorsqu'elle n'avait que 15 ans. Elle dit être «en paix» avec ce qui est arrivé, trois ans plus tard.

La candidature d'Yves St-Denis «irrecevable»

Un autre député élu sous la bannière libérale, qui a lui aussi été exclu pour des allégations à caractère sexuel, a eu la confirmation qu'il ne pourra pas être candidat à l'investiture dans la circonscription qu'il représente.

Le PLQ a annoncé par voie de communiqué que la candidature d'Yves St-Denis dans la circonscription d'Argenteuil avait été déclarée «irrecevable» par le Comité organisateur de l'assemblée de mise en candidature. L'investiture se tiendra le 25 mai prochain, sans lui.

Rappelons que M. St-Denis a reconnu avoir employé une photo pornographique à une employée libérale. Le HuffPost Québec révélait par la suite que sa cousine Nathalie St-Denis et l'ex-conseillère municipale Marjorie Bourbeau l'ont accusé d'attouchements.

Jusqu'à présent, seule Mme Bourbeau est allée porter plainte à la police.

M. St-Denis a toujours soutenu que ses relations avec les femmes ont été irréprochables et il nie toutes les allégations à son endroit.

L'ex-ministre Pierre Paradis sous enquête

Un autre député, lui aussi élu sous la bannière libérale, visé par des allégations à caractère sexuel par une employée, puis exclu du caucus, est pour sa part sous enquête par la Commissaire à l'éthique en raison de ses frais de logement, selon le Journal de Québec.

M. Paradis, qui a été ministre de l'Agriculture, a été victime d'une grave commotion cérébrale à la suite d'un accident d'équitation. Il n'est pas retourné siéger à l'Assemblée nationale depuis en raison de ses étourdissements.

Il n'a pas encore confirmé s'il comptait se représenter aux prochaines élections.