POLITIQUE
09/05/2018 11:01 EDT | Actualisé 09/05/2018 13:41 EDT

Le nouveau parti fédéral des ex-bloquistes se nommera Québec Debout

Ils veulent se faire appeler «les debouts».

La Presse canadienne
Rhéal Fortin sera le porte-parole des «debouts».

Les sept ex-bloquistes ont choisi le nom de leur nouveau parti: Québec Debout. Leur porte-parole, Rhéal Fortin, rejette toutefois toute étiquette indépendantiste et se dit toujours prêt à accueillir les fédéralistes moins convaincus.

"C'est clair que s'il y a quelqu'un qui me dit "moi Rhéal, je ne peux pas imaginer le Québec autrement qu'à l'intérieur d'une tutelle fédéraliste", on a un méchant problème, a-t-il expliqué. Je ne pense pas qu'on va faire de la politique du même côté de la clôture.

"Mais quelqu'un qui me dit "moi, ton étiquette indépendantiste, ça m'achale un peu, mais je suis d'accord pour que le Québec perçoive ses impôts, je suis d'accord que le Québec adopte toutes ses lois, je suis d'accord que le Québec décide seul des traités internationaux", bien mon chum t'es un indépendantiste, puis tu ne le savais pas, viens t'en!", a-t-il ajouté.

Le nouveau parti veut revenir à la mission originelle du Bloc québécois lors de sa création en 1991, soit celle de défendre les intérêts du Québec à Ottawa et de laisser la question de l'indépendance aux partis souverainistes qui siègent à l'Assemblée nationale.

"Je suis indépendantiste, mais je ne veux pas faire de la promotion de l'indépendance mon cheval de bataille à Ottawa, ce n'est pas pour ça que je suis ici", a souligné M. Fortin.

Ceux qui se nommeront désormais "les debouts" comptent enregistrer le nom de leur parti auprès du Directeur général des élections d'ici environ une semaine. Ils lanceront prochainement une tournée de consultation.

Le député Mario Beaulieu ne se joindra pas à ce nouveau parti. Il a décidé mardi de rester au Bloc québécois dont il est également le président pour militer contre sa chef, Martine Ouellet.

Celui-ci avait admis réfléchir à son avenir à l'issue du conseil général du parti le 29 avril. Il avouait ne plus avoir confiance en Mme Ouellet. Les militants venaient alors d'adopter la sortie de crise proposée par la chef, soit celle de tenir un référendum les 1er et 2 juin sur la mission du Bloc québécois comme promoteur de l'indépendance et un vote de confiance.

Le Bloc québécois est plongé dans la tourmente depuis le 28 février. Sept de ses dix députés ont alors claqué la porte en disant être incapables de s'entendre avec leur chef et en lui reprochant son intransigeance.