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09/05/2018 17:57 EDT | Actualisé 09/05/2018 17:57 EDT

7 erreurs médicales des plus inusitées

On n'échangerait pas de place avec ces patients.

edwardolive via Getty Images

Les erreures erreurs, on le sait, ça arrive à tout le monde. Certaines ont cependant plus d'impact que d'autres. Voici une compilation d'erreurs médicales surprenantes, survenues dans le monde et chez nous au Québec, dans la dernière année.

Embaumée vivante

La plus récente en lice concerne une femme de 27 ans qui est décédée dû à une bête erreur de produits administrés non vérifiés. Ekaterina Fedyaeva, une Russe de 28 ans, devait se faire retirer des kystes de l'ovaire. Suivant l'opération, les médecins lui ont administré une dose fatale de formaldéhyde au lieu d'une solution saline. L'erreur n'a pu être corrigée à temps pour lui permettre de survivre.

Un gant et cinq compresses dans le ventre

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Une femme de Marseille, en France, a eu une ablation de l'utérus qui tient du cauchemar. À son réveil, la dame de 48 ans subit d'intenses douleurs. Son médecin croit qu'elle est «douillette». Trois jours plus tard, elle obtient son congé. Une fois chez elle, elle ressent de fortes douleurs, «comme un accouchement», raconte-t-elle. Et pour cause, elle avait deux gants de latex et cinq compresses dans le ventre. Son médecin ne lui offre aucune excuse. «Il me dit qu'il ne comprend pas, qu'il est surpris et qu'apparemment, il remettrait la faute sur le personnel médical», a-t-elle raconté à France 2.

Il enlève deux seins, à tort

Un médecin a procédé à l'ablation des deux seins d'une patiente atteinte de tumeurs cancéreuses âgée de 67 ans en 2014. Sauf que ce n'était pas la bonne patiente. Le médecin traîne maintenant en cour les journalistes qui ont ébruité l'histoire.

Sept ans avec un tuyau dans le ventre

Les crises d'appendicite sont plutôt fréquentes et se résorbent tout de même rapidement après l'ablation de l'appendice. Sauf quand l'équipe médicale oublie un tuyau dans le ventre du patient. Oups. C'est ce qui est arrivé à un adolescent français de 15 ans. Maintenant âgé de 22 ans, il a pu se faire retirer le tuyau qui l'a fait énormément souffrir pendant tout ce temps et qui a transpercé des organes.

Des délais d'opération lui coûtent deux testicules

Une douleur aux testicules amène un homme à se rendre aux urgences, en France, le 7 décembre 2009. Il est renvoyé sans être opéré. Toujours incommodé, il y retourne le 10 février 2010. On suspecte alors une inflammation et on lui fait passer une échographie abdominale avant de le retourner chez lui. Neuf jours plus tard, on lui annonce qu'il souffre de torsion à chaque testicule. Une des deux torsions était trop vieille alors les médecins ont dû procéder à son ablation et le deuxième apparaît «atrophié avec absence de fonction testiculaire». Après sept ans de démarches judiciaires, la cour donne raison au patient qui reçoit 192 920 euros (294 000 $CAN) en dédommagement.

Un instrument de 33 cm oublié dans le corps d'une patiente

Sylvie Dubé, atteinte d'un cancer à l'ovaire, a dû subir une hystérectomie au CHUM, le 14 mars 2017. Dans les mois après l'opération, elle subit d'intenses douleurs à différents endroits dans le corps. Elle consulte en physiothérapie pour une douleur à l'épaule, elle utilise de la cortisone, rien n'y fait. Au bout du rouleau, elle se rend à l'urgence où on lui fait passer un scanneur qui révèle la présence d'une plaque métallique de 33 cm dans son abdomen laissée lors de l'opération trois mois auparavant.

Une chirurgie bariatrique «montée à l'envers»

Deux chirurgiens montréalais sont poursuivis pour 2,3 M$ après avoir réalisé une opération bariatrique inversée à un patient de l'hôpital du Sacré-Coeur. Celui-ci est libéré de l'hôpital malgré des vomissements qui ne cessent. Trois jours plus tard, il est admis à nouveau au Sacré-Coeur pour une nouvelle opération où on constate que son anse biliaire est trop longue. Toutefois, son état ne s'améliore pas. Il est admis à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) deux mois plus tard. Hospitalisé pendant deux semaines, il quitte désespéré préférant mourir chez lui. Sous les pressions de sa femme, il retourne à l'IUCPQ, qui tente de le gaver par un tube dans l'intestin grêle. Les médecins constatent alors que les aliments remontent vers l'estomac au lieu de descendre vers l'intestin. Le «by-pass» gastrique devra être refait au complet. Il aura été ainsi sauvé d'une mort certaine. Cependant, le patient a développé une dépendance à la morphine qui l'a ensuite amené à l'alcool. Il s'est enlevé la vie à l'été 2017.