POLITIQUE
07/05/2018 14:33 EDT | Actualisé 07/05/2018 14:33 EDT

Le futur parti des députés dissidents du Bloc québécois qualifié de «crypto-fédéraliste» par Gilbert Paquette

Le nouveau vice-président du parti affirme cela, car ses députés n'associeront pas la défense des intérêts du Québec à l'accession à l'indépendance.

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Martine Ouellet reconnaît que la situation de crise au Bloc québécois «n'est pas une bonne nouvelle», mais elle estime que la création d'un nouveau parti par les sept députés démissionnaires a à tout le moins le mérite de clarifier les choses.

Flanquée des deux seuls députés bloquistes qui continuent de l'appuyer et du nouveau vice-président du Bloc québécois, Gilbert Paquette, Mme Ouellet a accusé lundi à Montréal le nouveau parti en gestation de vouloir défendre les intérêts du Québec tout en maintenant le statu quo constitutionnel, puisque les démissionnaires se disent prêts à accueillir des représentants d'autres formations fédéralistes dans leurs rangs.

Gilbert Paquette, pour sa part, est allé jusqu'à qualifier le futur parti de «crypto-fédéraliste» puisque ses députés n'associeront pas la défense des intérêts du Québec à l'accession à l'indépendance.

Martine Ouellet maintient la ligne qu'elle défend depuis son arrivée à la tête de la formation, à savoir qu'il faut «faire la promotion de l'indépendance sur toutes les tribunes à toutes les occasions», comme le prévoit l'article 1 du programme du parti.

Selon elle, c'est d'ailleurs cette question de fond qui est au coeur de la crise et non sa propre personnalité ou son style de leadership, qui a été sévèrement critiqué par les démissionnaires.

À cet effet, elle ne cache pas une certaine amertume face aux critiques dont elle a fait l'objet, qualifiant d'«indigne» le terme de «secte» employé à son endroit et celui de ses supporters.

Plus encore, elle qualifie de «dommage» et «blessant» ce qu'elle a appelé «les dérapages médiatiques et d'attaques et d'insultes» visant sa personnalité, alors que le déchirement interne de la formation politique n'est rien d'autre qu'une «lutte de pouvoir sur le rôle du Bloc québécois».

Elle a ajouté qu'elle en est à se demander si elle est victime d'un «double standard» parce qu'elle est une femme, alors qu'elle affirme avec force que sa «façon de travailler était beaucoup plus souple, objectivement», que celle de ses prédécesseurs, se défendant d'être «intransigeante» ou «contrôlante», des qualificatifs qui ont été employés à son égard à maintes reprises depuis son arrivée à la tête du parti.

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