POLITIQUE
02/05/2018 13:42 EDT | Actualisé 02/05/2018 13:44 EDT

Justin Trudeau fait appel à la patience des Autochtones

Il refuse de s'engager à poser des gestes concrets pour faire reconnaître leurs droits d'ici le prochain scrutin.

La Presse canadienne

Justin Trudeau demande aux Autochtones de faire preuve de patience dans le long chemin vers la reconnaissance de leurs droits — le premier ministre préférant le travail bien fait à la précipitation dans ce dossier.

De passage mercredi matin à l'assemblée extraordinaire des chefs de l'Assemblée des Premières Nations (APN), à Gatineau, le premier ministre a été pressé par un chef autochtone de s'engager formellement à poser des gestes concrets d'ici le prochain scrutin, en octobre 2019.

M. Trudeau dit comprendre l'impatience des Premières Nations, et reconnaît que les Autochtones canadiens méritent plus qu'aucun autre groupe que l'on respecte les promesses qui leur sont faites.

Mais le premier ministre soutient qu'en voulant apporter ces changements, on ne pouvait pas faire vite et bien.

M. Trudeau avait promis en février un «cadre de travail» pour la reconnaissance et la mise en oeuvre des droits des Autochtones, au-delà de la Loi sur les Indiens — «discriminatoire et paternaliste», disait-il. Cette «nouvelle approche juridique» garantirait le respect des droits des Autochtones, qui sont déjà inscrits dans la Constitution canadienne, et concrétiserait la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Les Premières Nations doivent fréquemment avoir recours aux tribunaux pour faire respecter leurs droits ancestraux et les traités qu'elles ont signés. Le gouvernement libéral souhaite que ces droits soient respectés d'emblée par les différents ministères, plutôt que de faire l'objet de longs recours judiciaires.