DIVERTISSEMENT
01/05/2018 10:32 EDT | Actualisé 01/05/2018 13:33 EDT

Avec sa chanson, le Canadien de Montréal nous prévenait depuis des années des déboires à venir

Un peu malgré elle, l'organisation a fait preuve de transparence, mais nous n'avons pas su lire entre les lignes...

Shaun Best / Reuters

Samedi dernier, le Canadien de Montréal a hérité du troisième choix au total lors de la prochaine séance de repêchage de la LNH, qui se tiendra les 22 et 23 juin prochains, à Dallas.

Cette rare bonne nouvelle sera-t-elle suffisante pour redonner un peu d'espoir aux partisans après une saison catastrophique?

Les déboires de la Sainte-Flanelle ont déjà été analysés et commentés en long et en large au cours des dernières semaines. Mais il ne fallait pourtant pas chercher bien loin pour réaliser que quelque chose ne tournait pas rond.

Un peu malgré elle, l'organisation a fait preuve de transparence, nous prévenant depuis des années que le pire était à venir, mais nous n'avons pas su lire entre les lignes.

Tout commence quelques instants avant que les joueurs sautent sur la patinoire, lorsque résonne dans le Centre Bell le «solo» de guitare de la chanson Fix You.

Déjà, on peut se demander pourquoi le Canadien n'a pas choisi un morceau plus vigoureux, laissant présager que l'équipe locale déteste la défaite et ne s'en laissera pas imposer, plutôt qu'un titre nous donnant l'impression que nos Glorieux sont venus pour apprendre.

Mais en écoutant attentivement, on remarque que les paroles de la chanson de Coldplay, tirée de l'album X&Y paru en 2005, illustrent parfaitement les récents déboires du Tricolore...

When you try your best but you don't succeed
(Un problème d'attitude?)

When you get what you want but not what you need
(Au repêchage comme sur le marché des joueurs autonomes...)

When you feel so tired but you can't sleep
(Tout va bien, Carey?)

Stuck in reverse
(Réembaucher Michel Therrien, puis Claude Julien...)

When the tears come streaming down your face
(Un sentiment que les fans ne connaissent que trop bien)

When you lose something you can't replace
(P.K. Subban)

When you love someone but it goes to waste
(Andrei Markov, Alexander Radulov...)

Could it be worse?
(La question se pose, en effet...)

La fin de la chanson suggère néanmoins une lueur d'espoir, nous laissant croire que Marc Bergevin et l'organisation ont appris de leurs erreurs lorsque Chris Martin et sa bande chantent : «Tears stream down your face, I promise you I will learn from my mistakes». Avant que ne résonne une dernière fois le refrain :

Lights will guide you home
And ignite your bones
And I will try to fix you

La balle est dans ton camp, Marc.

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