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30/04/2018 15:27 EDT | Actualisé 30/04/2018 15:27 EDT

Printemps érable: nouvelles sanctions contre l'ex-policière «Matricule 728», Stéfanie Trudeau

Stéfanie Trudeau a abusé de son autorité en arrêtant un cycliste qui arborait un carré rouge.

La Presse canadienne

Le Comité de déontologie policière impose d'autres sanctions à l'ex-policière de Montréal, Stéfanie Trudeau, connue sous le pseudonyme de «Matricule 728», pour une arrestation effectuée lors du «Printemps érable» de 2012.

Elle écope d'une période d'inhabileté de 10 mois pour ces 5 blâmes, ce qui l'empêcherait, durant cette période, de réintégrer ses fonctions de policière. Stéphanie Trudeau avait pris sa retraite en 2015.

Les actes reprochés sont survenus le 20 mai 2012, alors que Stéfanie Trudeau et un collègue ont intercepté un cycliste qui arborait un carré rouge sur son sac à dos et qui n'avait pas de réflecteurs sur son vélo.

Le comité a conclu que Mme Trudeau a manqué de respect et de politesse envers Julian Menezes lors de son embarquement dans la voiture de police, qu'elle ne s'est pas identifiée, qu'elle a été négligente envers la santé et la sécurité du plaignant, qu'elle a abusé de son autorité en ayant recours à une force plus grande que nécessaire, et qu'elle a conduit son véhicule de manière brusque et erratique.

Le policier qui l'accompagnait lors de cette arrestation, Constantinos Samaras, a déjà été condamné à deux jours de suspension. On lui a reproché d'avoir laissé sa coéquipière commettre des manquements déontologiques.