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30/04/2018 15:03 EDT | Actualisé 30/04/2018 15:03 EDT

Un homme avoue avoir violé et tué une ado de 13 ans en France

L'homme avait déjà été condamné pour viol.

Le corps d'une adolescente de 13 ans disparue dans le nord de la France a été retrouvé trois jours plus tard, dans la nuit de samedi à dimanche, après qu'un homme, déjà condamné pour viol, eut "avoué les faits", selon le parquet.

Angélique, cheveux châtain clair, yeux bleus, mesurant 1,50 m, avait disparu mercredi après-midi, dans la commune de Wambrechies, près de Lille, d'après l'avis de recherche de la police diffusé vendredi. Elle avait été aperçue pour la dernière fois à 16h30 (heure locale). Elle avait laissé "un mot disant rejoindre des copines pour ensuite rentrer, mais n'est jamais rentrée" chez elle, avait déclaré la police.

Samedi, en fin de journée, "de nouvelles investigations et des recoupements ont conduit les enquêteurs" à placer en garde à vue un homme âgé de 45 ans, un habitant de Wambrechies, a annoncé le parquet de Lille dans un communiqué.

"Celui-ci a très rapidement avoué les faits et a emmené ces enquêteurs" à l'endroit "où il avait abandonné le corps de la jeune fille".

Angélique a été retrouvée morte dimanche peu avant 2h sur un chemin forestier à Quesnoy-sur-Deûle, à une dizaine de kilomètres au nord de Lille, selon une source policière.

Le suspect raconte son crime

Le procureur de la République de la ville de Lille a livré lundi le récit glaçant du viol et du meurtre d'Angélique. Au même moment, le suspect devait être présenté à un juge.

Angélique avait disparu mercredi et a été retrouvée morte dimanche dans la localité de Quesnoy-sur-Deûle (Nord), à quelques kilomètres au nord de Lille.

Condamné en 1996 pour "viol avec arme", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence", l'homme en garde à vue depuis samedi soir était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS).

Depuis, le suspect "respecte globalement les obligations que cette inscription (au FIJAIS, NDLR) entraîne, c'est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d'adresse", a déclaré le procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé.

"Le fichier a été extrêmement utile pour nous parce qu'il a la particularité d'avoir l'historique des domiciles et donc en recherchant sur Wambrechies, on a trouvé cette personne et nous nous sommes rendus compte qu'elle habitait (autrefois) dans le même immeuble que la petite Angélique", a pour sa part affirmé le directeur régional de la police judiciaire, Romuald Muller.

C'est le témoignage d'un petit garçon affirmant qu'elle avait suivi un homme de son propre chef qui a aiguillé les enquêteurs.

Lors de la découverte du corps, a-t-il relaté, "le corps de la jeune fille est entièrement dévêtu, le médecin légiste constate un coup sur la tête et des traces de sang (...). L'autopsie qui vient d'être achevée a confirmé des traces compatibles avec les abus sexuels reconnus (par le suspect, NDLR) et le décès lié à une asphyxie traumatique".

Ce père de deux enfants a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l'absence de sa famille en vacances, il est passé devant le jardin où joue la jeune fille, une ancienne voisine qu'il connaît. "Il dit qu'il a eu envie d'elle et de la ramener chez lui (...)", a relaté le procureur.

Prétextant avoir des objets à lui remettre pour ses parents, il l'amène chez lui à quelques centaines de mètres. "Il la fait parler et très rapidement en vient à poser des questions de plus en plus intimes, elle cherche à partir, et comme il l'en empêche elle se met à crier", a poursuivi le magistrat.

Tout s'enchaîne ensuite en moins d'un quart d'heure: il la maintient de force, la déshabille, l'emmène dans les toilettes et s'y enferme à clé avec elle, la gifle et lui impose "une fellation et des pénétrations digitales" avant de l'étrangler, a poursuivi M. Pocquet du Haut-Jussé.

Une marche blanche sera organisée mardi à 14h00 locales à Wambrechies.