POLITIQUE
27/04/2018 13:51 EDT | Actualisé 27/04/2018 13:56 EDT

Demandeurs d'asile: pas de plan de triage si l'Ontario n'est pas prêt

Les médias ont mal compris l'échéancier, a laissé entendre le ministre...

Un agent de la GRC accueille des migrants qui traversent la frontière canado-américaine par le chemin Roxham. Archives.
The Associated Press
Un agent de la GRC accueille des migrants qui traversent la frontière canado-américaine par le chemin Roxham. Archives.

Le gouvernement fédéral ne peut pas trier les demandeurs d'asile qui arrivent au Québec sans s'assurer que l'Ontario est prêt à les accueillir, a indiqué le ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen, vendredi.

Questionné sur le plan de triage promis au Québec la semaine dernière, M. Hussen a affirmé que ses fonctionnaires étaient encore «en train de rassembler les pièces du puzzle» et que le but était «de ne pas manquer son coup».

Avant de pouvoir dévoiler un plan, les fonctionnaires fédéraux doivent s'entendre avec des municipalités prêtes à accueillir des demandeurs d'asile à l'extérieur de Montréal et de Toronto, avec le Québec et avec l'Ontario, a-t-il expliqué.

Le ministre a laissé entendre que les journalistes avaient mal compris un cadre supérieur de l'Agence des services frontaliers du Canada, qui lors d'un briefing le 20 avril avait affirmé que le gouvernement espérait «trouver une solution fonctionnelle dans les prochains jours» et que «les éléments de base» du plan de triage seraient «mis en place» à la fin de cette semaine.

Le maire de Toronto, John Tory, a souligné jeudi que la capacité d'accueil dans les refuges de sa ville est atteinte. Il a réclamé du financement des gouvernements provincial et fédéral et de l'aide pour coordonner l'accueil des demandeurs d'asile.

Ceux-ci sont cinq fois plus nombreux dans les sites d'hébergement torontois qu'en 2016, selon les chiffres fournis par la Ville. En moyenne, 2351 ont utilisé les refuges par nuit en avril comparativement à une moyenne de 459 en 2016.