POLITIQUE
27/04/2018 12:32 EDT | Actualisé 27/04/2018 12:33 EDT

ALÉNA: les négociations pourraient se poursuivre encore en fin de semaine

Chrystia Freeland, refuse, comme son homologue mexicain, de se faire dicter un échéancier pour la conclusion d'une entente.

Chrystia Freeland
Reuters Staff / Reuters
Chrystia Freeland

Les ministres canadien et mexicain responsables des négociations pour le renouvellement de l'ALÉNA, qui ont fait le déplacement à Washington cette semaine, ne savaient pas, vendredi matin, s'il valait la peine de passer le week-end dans la capitale américaine.

Le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo, a laissé entendre, vendredi matin, que les négociateurs pourraient continuer leurs discussions une deuxième fin de semaine consécutive — amorçant ainsi la troisième semaine d'une ronde marathon. Mais M. Guajardo n'a pas voulu s'engager à demeurer lui-même sur place.

Les négociateurs subissent une certaine pression pour conclure au moins une entente de principe d'ici le 1er mai — mardi prochain.

C'est à cette date que doivent entrer en vigueur les tarifs douaniers annoncés par la Maison-Blanche sur les importations d'acier. Par ailleurs, le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, responsable des négociations de l'ALÉNA, doit s'envoler mardi pour la Chine. Enfin, des échéanciers électoraux au Mexique et aux États-Unis menacent de plus en plus la ratification d'une éventuelle entente en 2018.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, refuse, comme son homologue mexicain, de se faire dicter un échéancier pour la conclusion d'une entente. Les deux ministres ne veulent pas non plus céder sous la menace de tarifs douaniers américains.

Les ministres canadien et mexicain rappellent qu'actuellement, les discussions portent principalement sur l'automobile — notamment sur les règles de provenance des pièces —, et que plusieurs autres secteurs demeurent toujours en suspens. Mme Freeland a quand même indiqué que des progrès avaient été réalisés dans ce secteur automobile.

Le président du syndicat canadien Unifor, Jerry Dias, estimait jeudi à «moins d'un pour cent» les chances d'obtenir une entente de principe au cours des prochains jours.