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26/04/2018 08:31 EDT | Actualisé 26/04/2018 08:31 EDT

Le site nucléaire de la Corée du Nord serait inutilisable après un effondrement

Voilà qui expliquerait l'arrêt du programme nucléaire annoncé par Kim Jong-un...

La montagne qui surplombait le principal site nord-coréen d'essais nucléaires semble s'être effondrée, ce qui signifie qu'il n'est plus sécuritaire d'y effectuer des tests et que l'endroit risque de laisser fuir de la radiation, selon des géologues chinois.

Les conclusions des chercheurs de l'Université de la science et de la technologie de Chine pourraient expliquer pourquoi le dictateur nord-coréen Kim Jong-un a soudainement annoncé que son pays suspendait son programme nucléaire, en prévision de sommets avec les président sud-coréen Moon Jae-in et américain Donald Trump.

Ces conclusions appuient également celles d'une autre étude menée par d'autres scientifiques chinois.

Les explosions nucléaires libèrent des quantités énormes d'énergie et de chaleur. Le plus puissant test de l'histoire de la Corée du Nord, en septembre, aurait rendu instable le site utilisé dans le nord-est du pays.

Les chercheurs chinois assurent n'avoir détecté aucune émanation de radiations depuis les échantillons récoltés près de la frontière.

Les données utilisées pour la plus récente étude chinoise ont été colligées après le test du 3 septembre, et qui aurait provoqué quatre séismes au cours des semaines suivantes. Cette bombe d'une puissance de plus de 100 kilotonnes était au moins dix fois plus puissante que celles testées jusqu'alors par le Nord.

Selon l'Université de la science et de la technologie de Chine, le premier séisme, qui s'est produit 8,5 minutes après l'explosion, «était un effondrement survenu sur place vers le centre d'essais nucléaires», tandis que les suivants se seraient produits dans le même secteur.

Les chercheurs en viennent à la conclusion que le site de Mantaspan s'est effondré et qu'il faudra surveiller «toute fuite de matière radioactive qui pourrait résulter de cet effondrement».

Un expert sud-coréen avait prévenu l'an dernier que de nouveaux tests à cet endroit risquaient de provoquer des éruptions volcaniques au mont Paektu, qui se trouve à une centaine de kilomètres de là.