POLITIQUE
25/04/2018 17:09 EDT | Actualisé 25/04/2018 17:09 EDT

Le PLQ procédera à des «vérifications internes» sur une plainte contre Yves St-Denis

Le parti enquêtera sur ses propres pratiques en la matière.

Le premier ministre Philippe Couillard aux côtés de la whip du gouvernement, Nicole Ménard, en charge de la discipline au caucus.
LA PRESSE CANADIENNE
Le premier ministre Philippe Couillard aux côtés de la whip du gouvernement, Nicole Ménard, en charge de la discipline au caucus.

QUÉBEC – Le Parti libéral du Québec (PLQ) prend les devants pour enquêter sur une plainte pour des allégations à caractère sexuel, mais ça se fera à l'interne.

Le parti a annoncé qu'il procédera à des «vérifications internes» sur le traitement d'une plainte faite par une employée libérale en 2014 contre le député d'Argenteuil, Yves St-Denis. Ce dernier lui avait envoyé une photo sexuellement explicite après une rencontre, mais ce n'est lorsque cette histoire est sortie dans les médias qu'il s'est retiré du caucus libéral.

C'est la présidente de la Commission juridique du PLQ, Me Émilie Nadeau, qui devra faire les vérifications sur le processus de plainte de l'employée en question.

Le parti précise qu'il n'a «aucune raison» de remettre en question la crédibilité de la plaignante, qui est toujours à l'emploi de la ministre Christine St-Pierre, lorsqu'elle dit avoir fait part de l'incident à «une personne en autorité au PLQ».

Mais puisqu'il n'y avait «aucun mécanisme formel de dénonciation» à ce moment-là, le parti estime qu'il est «impossible» de «déterminer avec certitude» ce qui s'est passé entre la plaignante et la personne en autorité. Comme l'a mentionné le premier ministre Philippe Couillard, mardi, les versions des personnes impliquées demeurent «contradictoires» à ce jour.

«Vu le cadre informel de la discussion décrite par l'employée, il apparaît possible, même si ceci demeure au stade de l'hypothèse, qu'il y ait eu une mauvaise compréhension entre les deux personnes sur les suites à donner à la dénonciation dont la nature était informelle, menant ainsi possiblement à l'absence de suivi formel», précise le PLQ.

Le parti dit avoir mis en place des mécanismes formels de dénonciation pour les victimes alléguées et les témoins de comportements problématiques en milieu de travail depuis l'été 2014.

La jeune militante libérale Maude-Félixe Gagnon dit avoir été bien accompagnée dans ce processus lorsqu'elle a fait part de comportements déplacés de la part du député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, alors qu'elle n'avait que 15 ans.

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