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25/04/2018 07:52 EDT | Actualisé 25/04/2018 11:46 EDT

Attaque à Toronto: l'identification des victimes pourrait prendre plusieurs jours

Une identification visuelle n'est pas suffisante.

Plusieurs jours pourraient s'écouler avant que l'on connaisse l'identité des dix personnes qui ont perdu la vie à Toronto lundi, quand un homme au volant d'une camionnette a foncé sur les piétons.

Le coroner en chef de l'Ontario, le docteur Dirk Huyer, a expliqué lors d'une conférence de presse mardi que le nombre de victimes et la nature de l'incident empêchent une identification rapide. Le bureau du coroner fait aussi preuve d'une grande prudence pour éviter toute confusion.

Le carnage de lundi s'est "produit dans un secteur piétonnier très achalandé et sur une distance importante", a expliqué le docteur Huyer.

Il a ajouté que les victimes sont habituellement identifiées grâce aux papiers qu'elles ont sur elles, ce qui permet ensuite de rejoindre leurs proches. L'identité pourra alors être confirmée en comparant les fiches dentaires, en étudiant les empreintes digitales ou encore en analysant le profil génétique.

Une identification visuelle n'est pas suffisante, a dit le docteur Huyer, puisque les victimes peuvent être méconnaissables après la mort, surtout si elles ont été blessées grièvement.

Des informations ont toutefois commencé à circuler sur l'identité et l'origine des défunts.

La communauté srilankaise de Toronto a ainsi annoncé la mort de Renuka Amarasinghe, la mère monoparentale d'un enfant de sept ans.

Deux ressortissants sud-coréens sont parmi les dix personnes tuées dans l'attaque, selon l'agence de presse Yonhap. Un autre Sud-Coréen aurait été grièvement blessé. L'agence s'appuie sur les informations du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, qui n'a pas identifié les victimes.

L'ambassade de la Jordanie à Ottawa a aussi annoncé que l'un de ses citoyens faisait partie des victimes.

Le collège Seneca a annoncé que l'une de ses étudiantes avait été tuée, mais n'a pas fourni d'autres détails.

Le conseiller municipal de Toronto Cesar Palacio a dévoilé mardi l'identité d'une autre victime, lors d'une réunion du conseil à l'hôtel de ville. Il s'agit d'Anne Marie D'Amico, qui serait une employée d'Invesco Canada et une bénévole de longue date de Tennis Canada.

Le petit-fils de Dorothy Sewell a enfin annoncé que sa grand-mère a été tuée.

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