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20/04/2018 17:08 EDT | Actualisé 20/04/2018 17:13 EDT

Québec recule sur la fusion du CHU Sainte-Justine avec le CHUM

Québec revient sur sa décision.

THE CANADIAN PRESS IMAGES/Mario Beauregard

Près de trois ans après avoir effectué la fusion controversée du conseil d'administration du centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, Québec revient sur sa décision.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé dans un bref communiqué transmis vendredi en fin d'après-midi qu'il présenterait un décret prochainement au conseil des ministres pour "procéder au dégroupement" de ces conseils d'administration, qui pourraient entrer en fonction dès septembre prochain.

Dans une déclaration envoyée par courriel, le ministre Barrette a expliqué qu'il lui semblait "opportun de disposer d'un modèle administratif légèrement modifié, en revenant à un modèle plus traditionnel de deux institutions comprenant leur propre conseil d'administration et leur propre direction". Il n'a pas élaboré davantage.

Cette décision du ministre de la Santé avait suscité une levée de boucliers, de la part de l'hôpital pédiatrique surtout, qui s'inquiétait d'être "noyé" dans la médecine adulte, dans un contexte de vieillissement de la population.

Une manifestation contre la fusion avait eu lieu le mois dernier, avec l'appui notamment du père de l'assurance-maladie, Claude Castonguay.

Selon la présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), la docteure Valérie Lamarre, l'hôpital avait déjà commencé à ressentir des effets "insidieux" de cette fusion, notamment sur la gouvernance de son laboratoire.

La docteure Lamarre s'est réjouie que les moyens de pression aient porté fruit. Sa coalition demandera cependant une rencontre avec le ministre Barrette pour en savoir davantage sur la suite.