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19/04/2018 16:15 EDT | Actualisé 19/04/2018 16:15 EDT

La journée de grève illégale des profs de Montréal, le 1er mai, est évitée

Une entente de principe est intervenue entre les parties.

DONGSEON_KIM via Getty Images

La journée de grève illégale que devaient tenir, le 1er mai, 9000 membres de l'Alliance des professeurs de Montréal est évitée. Une entente de principe est intervenue entre les parties.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) et l'Alliance des professeurs de Montréal ont confirmé l'information jeudi.

Les membres du grand syndicat qui représente les enseignants du primaire et du secondaire, à Montréal, avaient décidé de débrayer durant une journée, le 1er mai, étant mécontents du déroulement des négociations locales avec la CSDM.

Cette journée de grève aurait été illégale, puisque la convention collective nationale qui lie les parties est en vigueur jusqu'en mars 2020, comme pour l'ensemble des syndiqués des secteurs public et parapublic.

Les moyens de pression, surtout des «moyens de visibilité», sont également suspendus. Jusqu'ici, des enseignants portaient des t-shirts noirs aux couleurs de leur syndicat. Des affiches avaient été placées dans des fenêtres ou sur la clôture d'une école, par exemple.

Mais la journée de grève, elle, est bien annulée, et non suspendue, puisqu'elle était liée à la conclusion d'une entente de principe. Celle-ci est d'ailleurs intervenue tard mercredi soir, à la suite d'une période intensive de négociations.

L'Alliance des professeurs de Montréal a fait savoir que son conseil d'administration recommandera l'entente de principe à son assemblée des délégués. Ce sont toutefois les membres qui décideront du sort de l'entente de principe, lors d'une assemblée générale qui sera tenue le 26 avril, en deux temps, une séance de jour et une séance de soir.

Le contenu de l'entente n'a pas été dévoilé, le syndicat préférant en garder la primeur pour ses membres, comme c'est habituellement le cas en pareille circonstance.

Du côté de la direction de la Commission scolaire de Montréal, la présidente, Catherine Harel Bourdon, s'est montrée satisfaite. «Nous voulions arriver à une entente avec nos enseignantes et nos enseignants tout en nous assurant que les élèves puissent poursuivre leur année scolaire sans perturbation», a-t-elle commenté par voie de communiqué.