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20/04/2018 18:37 EDT | Actualisé 20/04/2018 18:37 EDT

Rencontre avec Chantal Machabée: les coulisses de sa carrière

Chantal Machabée était de passage dans les bureaux du HuffPost Québec, jeudi, elle qui a lancé sa biographie cette semaine.

Des plafonds de verre, Chantal Machabée en a brisé plusieurs depuis 30 ans.

Première personne en ondes lors du lancement de RDS en 1989. Première femme à présenter un bulletin quotidien de nouvelles sportives. Première femme à animer la télédiffusion du Canadien de Montréal. Et on en passe.

Chantal Machabée était de passage dans les bureaux du HuffPost Québec, jeudi, elle qui a lancé cette semaine sa biographie qui s'intitule Désavantage numérique.

Les hommages et les beaux mots à la suite de son lancement touchent beaucoup la journaliste affectée à la couverture du CH qui raconte dans le livre, sous la plume de Guillaume Lefrançois, son parcours professionnel qui est intimement lié à celui de RDS.

Néanmoins, le plus bel honneur qu'elle a reçu dans sa vie, il provient du défunt Bob Bissonnette. L'ancien hockeyeur devenu chanteur a composé une chanson sur elle dont le refrain se terminait par «ma femme rêvée, c'est Chantal Machabée».

«C'est extraordinaire d'avoir une chanson à son nom. Bob Bissonnette, je l'adorais. C'était la joie de vivre en personne. [...] Un moment donné, je reçois un CD chez moi et j'écoute ça. C'était excellent, c'est tellement bon. [...] C'est un cadeau que je garde dans mon coeur pour toujours», a-t-elle affirmé en entrevue avec le HuffPost Québec.

Chantal Machabée a mené de front sa vie de journaliste, qui n'a pas été toujours facile avec les messages haineux qu'elle a reçus, et son rôle de mère. Lorsqu'elle a eu ses deux fils vers la fin des années 1990, le congé de maternité était loin de prendre la même forme qu'aujourd'hui. De plus, l'horaire d'une lectrice de nouvelles, c'était de 15h à minuit... quand ça n'allait pas jusqu'à 2h du matin!

«Je ne voulais pas arrêter de travailler. À ce moment-là, ça n'existait pas le congé de maternité. Aujourd'hui, les jeunes femmes ont un an pour être avec les enfants. C'est extraordinaire! J'aurais tellement aimé avoir ça», a lancé celle qui est heureuse que la société ait fait des progrès de ce côté.

«C'était difficile. Quand je suis tombée enceinte de mon deuxième, parce qu'ils ont seulement 16 mois de différence, là ça devenait presque impossible. J'allaitais de nuit et je ne dormais pas. La gardienne arrivait à 9h le matin. Je dormais de 9h à midi et je partais ensuite à RDS. Ça ne faisait aucun sens», a ajouté celle qui remercie RDS de lui avoir donné à ce moment un horaire de jour pour l'accommoder.

Pour en savoir plus sur sa relation avec Jacques Demers qu'elle appelle affectueusement son «coach de vie», sur ce que les lecteurs apprendront dans sa biographie et ce qu'elle pense laisser en héritage à la plus jeune génération de journalistes sportifs, vous pouvez consulter la vidéo en tête d'article.