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18/04/2018 19:33 EDT | Actualisé 18/04/2018 20:06 EDT

Un jeune homme admet avoir agressé sexuellement une étudiante à l'UQAM

La victime, une étudiante de 23 ans, se trouvait seule ce samedi matin dans un local de l'université.

ablokhin via Getty Images

Un jeune homme atteint de schizophrénie a admis, mercredi, avoir agressé sexuellement une étudiante en pleine université le 14 avril dernier alors qu'il était intoxiqué.

Aimen Rechrech, 24 ans, a plaidé coupable au palais de justice de Montréal à des accusations d'agression sexuelle et de séquestration.

La victime, une étudiante de 23 ans en mathématiques, se trouvait seule ce samedi matin dans un local de l'UQAM, au centre-ville de Montréal, pour pratiquer une présentation orale.

Le jeune homme, qui était entré dans le pavillon sans être importuné, n'avait pas pris ses médicaments pour soigner sa schizophrénie et avait consommé du crack, un dérivé de la cocaïne dont les effets sont plus violents, rapides et brefs.

Il avait d'abord parlé à la jeune femme avant de quitter, mais celle-ci l'avait vu repasser devant la porte vitrée à quelques reprises pour finalement constater qu'il était revenu et resté devant la porte, l'observant à travers la fenêtre.

Voulant s'enquérir de la raison de sa présence, elle a ouvert la porte pour se retrouver face à face avec Rechrech qui se masturbait, le pantalon baissé.

L'étudiante lui a alors dit qu'elle allait alerter la sécurité, mais le jeune homme, un véritable colosse, l'a poussée à l'intérieur du local et a refermé la porte.

Aimen Rechrech lui a alors agrippé un sein avec force, lui faisant mal, et la victime a crié de toutes ses forces. L'accusé lui a alors mis une main au visage, les doigts dans la bouche et, avec son autre main, a tenté d'amener la main de la victime vers ses parties génitales.

L'étudiante a réussi à se défaire de son emprise et à fuir ce cauchemar, criant avec force pour alerter les agents de sécurité.

Ces n'ont pas réussi à mettre la main au collet du fuyard, mais les caméras avaient bien capté son image et suivi le chemin de sa fuite.

Les policiers, une fois alertés, ont finalement réussi à le retracer et à l'appréhender le lendemain.

L'accusé a assuré le juge Denis Mondor qu'il plaidait coupable «volontairement» et a dit comprendre qu'il y aurait des conséquences à ce plaidoyer.

Son avocat, Me Alexandre Goyette, a fait valoir que son client «n'était pas dans un état normal» et qu'il se souvenait d'environ 70 pour cent des événements.

Me Goyette a raconté au juge Mondor que les parents de Rechrech n'avaient pas compris pourquoi il avait obtenu, il y a environ deux mois, un congé de l'hôpital où il était gardé sous surveillance à la suite d'un autre dossier. Selon eux, cette sortie était prématurée.

Aimen Rechrech demeurera détenu en attendant son retour devant le tribunal, le 18 juin. Il devra subir une évaluation psychosexuelle pour la préparation d'un rapport présentenciel.