POLITIQUE
18/04/2018 15:30 EDT | Actualisé 18/04/2018 15:30 EDT

L'administration Plante approuve un premier grand projet selon ses critères strictes de logement

Le projet au métro Frontenac dépasse les 20% de logement abordable, 20% de logement social et 20% de logement familial.

Courtoisie - STM

La Ville de Montréal a approuvé mercredi un premier projet résidentiel qui respecte les critères stricts de logement abordable et familial promis en campagne électorale. Une politique formelle plus contraignante se fait toutefois attendre.

Un imposant projet de 298 unités de logement sera érigé sur un terrain de 54 200 pi2, situé tout près du métro Frontenac. Le site est actuellement occupé par un stationnement de surface.

Le projet, mené par la Société de transport de Montréal (STM), comptera 60 logements sociaux, 109 logements abordables et 57 unités de trois chambres et plus. C'est donc la première fois depuis son élection que Valérie Plante peut dire qu'un projet respectera sa promesse de réclamer 20% de logements sociaux, 20% de logements abordables et 20% de logements de trois chambres et plus.

La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) est également partenaire du projet.

«Ensemble, [la STM et la SHDM] ont conçu un projet qui s'inscrit dans la vision de développement du quartier, en élargissant l'offre résidentielle dans un secteur en forte demande, et en intégrant une mixité dans son offre en proposant 169 unités de logement sociales et abordables. De surcroît, elles accomplissent cet exploit en tirant partie de la proximité du réseau de transport collectif, un porte-étendard du projet dans son ensemble», affirme la mairesse Valérie Plante.

La STM est propriétaire du site. En plus des logements, elle y fera construire des espaces de bureaux.

Le complexe devrait être livré en 2021.

Depuis que le gouvernement provincial a transféré les pouvoirs en matière d'habitation à la métropole, Montréal peut imposer des critères aux projets résidentiels sur son territoire. L'administration Plante a promis de forcer tout grand projet résidentiel à respecter le cadre du «20-20-20», au grand dam de l'industrie de la construction. Le règlement en ce sens n'a toutefois pas encore été adopté.