POLITIQUE
16/04/2018 08:18 EDT | Actualisé 16/04/2018 08:18 EDT

Trudeau à Paris pour discuter commerce et climat

Trudeau déjeunera à l'Élysée avec Emmanuel Macron.

Charles Platiau / Reuters

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau entame lundi une visite officielle en France par un entretien avec le président Emmanuel Macron, où il devrait notamment être question du climat et du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada.

Convié à déjeuner à l'Elysée avec le chef de l'Etat français, M. Trudeau, dont le pays préside cette année le G7, rencontrera aussi mardi le Premier ministre Edouard Philippe. Il sera ensuite le premier dirigeant canadien à s'exprimer devant l'Assemblée nationale.

MM. Trudeau et Macron, âgés de 46 et 40 ans respectivement, affichent des visions politiques proches et l'image d'un certain rajeunissement politique.

"Nous avons tous les deux cherché à rassembler" et "avons mis l'accent sur la croissance pour tous", souligne le chef du gouvernement canadien dans un entretien au journal Les Echos.

"Nous sommes totalement alignés sur ces questions mais aussi (...) sur les changements climatiques" ou "l'ordre international", insiste-t-il, en ajoutant que "c'est toujours un grand plaisir de travailler avec Emmanuel".

Côté climat, Justin Trudeau est vertement critiqué chez lui par les écologistes pour son soutien à l'élargissement d'un oléoduc pétrolier entre la province de l'Alberta et le port de Vancouver.

"On ne peut pas tout changer dans nos économies du jour au lendemain", se défend M. Trudeau, qui assure que le Canada "va atteindre les cibles de l'Accord de Paris sur le climat", et instaurera une tarification sur le carbone à partir du 1er janvier 2019.

Au menu de la visite de M. Trudeau figure aussi l'avenir de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'UE (Ceta), qui compte de nombreux opposants en Europe.

Appliqué de manière provisoire depuis le 21 septembre, cet accord ne deviendra définitif qu'une fois voté par les 43 assemblées nationales (et régionales dans le cas de la Belgique) de l'UE.

"Depuis son entrée en vigueur à 90%, en septembre, à titre provisoire, on enregistre déjà des résultats positifs dans le commerce entre nos deux pays, dans les investissements canadiens en France et vice versa", fait valoir Justin Trudeau dans Les Echos.

Le Premier ministre s'exprimera aussi lundi après-midi devant les étudiants de la prestigieuse école de Sciencs-po, à Paris.

M. Trudeau, qui a apporté samedi son soutien aux frappes menées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre l'arsenal chimique de la Syrie, doit ensuite se rendre à Londres, du 17 au 20 avril.

Il y rencontrera son homologue britannique Theresa May et la reine Elizabeth II, cheffe d'Etat en titre du Canada et doit aussi participer à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth.