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12/04/2018 15:44 EDT | Actualisé 12/04/2018 15:44 EDT

Second Cup songe à convertir certains de ses cafés en boutiques de cannabis

Pour un «buzz» différent...!

Second Cup envisage d'offrir un autre genre de «buzz» à ses clients en convertissant certains de ses cafés en boutiques de cannabis et, aux endroits où se sera permis, en fumoirs.

Second Cup a indiqué s'être joint à la société de services National Access Cannabis (NAC) pour développer et exploiter un réseau de magasins consacré à la consommation récréative de cannabis.

L'annonce de la chaîne de cafés a dopé son action, qui prenait jeudi après-midi près de 35 pour cent à la Bourse de Toronto pour se négocier à 3,70 $.

Cependant, aucun des deux partenaires ne détient encore de permis pour vendre de la marijuana; l'entente reste donc conditionnelle à l'obtention du feu vert des gouvernements, ainsi que celui des franchisés et des propriétaires.

Si la réglementation le permet, les deux entreprises envisagent d'ouvrir des «salons» où le cannabis pourrait être consommé, a précisé le président du conseil de Second Cup, Michael Bregman.

Jadis un pionnier du secteur des cafés haut de gamme, Second Cup éprouve des difficultés à conserver sa place sur un marché de plus en plus concurrentiel. Il a perdu des parts de marché face à des joueurs plus dominants, comme Starbucks et Tim Hortons, ainsi que d'autres marques indépendantes de plus en plus populaires.

La deuxième chaîne de cafés spécialisés au pays a affiché un profit net d'à peine 110 000 $ pour son exercice 2017. Comme plusieurs autres entreprises canadiennes, elle espère obtenir une deuxième chance en s'emparant d'une partie du lucratif marché de la marijuana à des fins récréatives.

Dans un communiqué commun, Second Cup et NAC ont indiqué que les établissements convertis, qui adopteront la bannière de NAC, se trouveraient initialement dans l'Ouest canadien, mais que leurs plans prévoyaient d'étendre le concept à d'autres provinces où les lois le permettraient.

NAC exploite un réseau de «cliniques» offrant services et conseils aux patients traités à l'aide de marijuana médicinale. Elle demandera des permis pour pouvoir vendre des produits du cannabis et travaillera avec Second Cup et ses franchisés pour construire ses «salons» de cannabis.

NAC a déjà signé des ententes de fourniture avec CannaRoyalty, un fournisseur californien de produits du cannabis, et d'autres sociétés.

Le Canada devrait légaliser le cannabis à usage récréatif plus tard cette année, mais le modèle de distribution différera largement d'une province à l'autre.

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