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12/04/2018 06:11 EDT | Actualisé 12/04/2018 10:28 EDT

Le «revenu viable», un meilleur outil que le seuil de pauvreté, selon l'IRIS

L'IRIS a établi un nouvel indicateur mesurant la pauvreté des ménages.

Un indicateur permettant de mesurer la pauvreté des ménages au Québec est publié jeudi par l'Institut de recherche et d'information socio-économiques (IRIS).

Cet indicateur, que l'Institut présente comme un premier du genre, établit le revenu viable dans quelques régions métropolitaines du Québec. Il s'attarde aux ménages constitués d'une personne seule, à ceux comptant une personne monoparentale avec un enfant et à ceux constitués d'un couple avec deux enfants d'âge préscolaire.

Philippe Hurteau, auteur de cette note sur la pauvreté, explique que le revenu viable est un peu supérieur à celui déterminant le seuil de la pauvreté. Au-delà des besoins de base comme s'alimenter, se vêtir ou se loger, il donne la marge de manoeuvre financière suffisante pour des imprévus, des soins de santé ou pour se permettre des loisirs.

Selon l'IRIS, pour un couple ayant deux jeunes enfants, par exemple, le revenu annuel viable en 2018 est d'entre 50 000 $ et 51 000 $ à Sherbrooke et à Trois-Rivières, de 52 620 $ à Québec, d'un peu plus de 53 000 $ à Gatineau et à Montréal, de 55 485 $ à Saguenay et de 57 180 $ à Sept-Îles.

Philippe Hurteau soutient que la Mesure du panier de consommation (MPC) qu'utilise le gouvernement du Québec comme seuil de pauvreté est défaillante parce qu'elle ne couvre que les besoins de base.