NOUVELLES
10/04/2018 19:27 EDT | Actualisé 10/04/2018 19:28 EDT

De retour aux commandes de Québecor, PKP n'a pas été le mieux rémunéré en 2017

Parmi les membres de la haute direction.

The Canadian Press Images

De retour aux commandes chez Québecor depuis plus d'un an, Pierre Karl Péladeau n'a pas été le mieux rémunéré parmi les membres de la haute direction au cours de l'exercice 2017.

Le président et chef de la direction du conglomérat, qui avait annoncé son retour le 16 février 2017, a vu sa paye totale s'établir à 2,3 millions $, principalement grâce à son salaire base de 1,14 million $ ainsi qu'une prime annuelle du même montant. La valeur de son régime de retraite a été de 34 600 $.

M. Péladeau n'a reçu aucune attribution sur des actions ou d'options sur des titres de Québecor.

C'est la dirigeante de Vidéotron, Manon Brouillette, qui a obtenu la plus importante rémunération globale — qui tient compte du salaire de base, des primes et autres avantages — à 4,78 millions $, en hausse de 25 pour cent sur un an.

Ces informations figurent dans la circulaire de sollicitation envoyée aux actionnaires de Québecor en vue de l'assemblée annuelle prévue le 8 mai au siège social de la société, au centre-ville de Montréal.

La présidente et chef de la direction de Vidéotron, vaisseau amiral du conglomérat, a touché un salaire de base de 810 000 $ en plus de recevoir des primes totalisant 1,9 million $. La valeur de ses attributions fondées sur des actions a doublé pour atteindre 2,03 millions $.

Pierre Dion, qui avait cédé les rênes de Québecor à M. Péladeau, a également reçu un montant de 2,4 millions $, soit le premier des trois versements liés à son indemnité de départ totalisant 7,23 millions $. Il n'a toutefois reçu aucune rémunération même s'il siégeait au conseil d'administration en 2017.

En tenant compte du montant versé à M. Dion, la rémunération globale de la haute direction de l'entreprise a totalisé près de 16,3 millions $ l'an dernier.

Ce montant est inférieur à la somme de 21,7 millions $ consentie en 2016, lorsque le prédécesseur de M. Péladeau avait eu droit à des primes de 9,5 millions $, ce qui avait fait bondir sa paye totale à 11,3 millions $.

«Si l'on enlève le montant versé à M. Dion de l'enveloppe globale (...) on se trouve dans des proportions assez raisonnables selon nous», a indiqué Normand Caron, conseiller au Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (Médac).

D'après lui, la rémunération globale moyenne des dirigeants de Québecor est environ 30 fois celle du salaire moyen des employés du conglomérat, ce qui n'est pas trop exagéré.

Même si M. Péladeau n'a pas reçu d'attribution sur des actions ou d'options, M. Caron a rappelé que l'homme d'affaires contrôlait 69,87 millions d'actions de catégorie A de la société et 829 040 titres de catégorie B, ce qui lui permet de toucher les dividendes versés.

«Les attributions, je ne pense pas qu'il (M. Péladeau) en ait besoin», a affirmé M. Caron.

En 2017, Québecor a engrangé un profit net de 369,7 millions $, par rapport à 194,7 millions $ lors de l'exercice précédent. Les revenus ont progressé de 2,5 pour cent, à 4,02 milliards $. Cette performance tient compte du gain réalisé à la suite de la vente des licences de spectre à l'extérieur du Québec à Shaw Communications en Alberta et à Rogers Communications dans la région de Toronto.

Par ailleurs, la circulaire envoyée aux actionnaires souligne que M. Dion ainsi que Jean La Couture ne solliciteront pas un autre mandat au conseil d'administration lors du rendez-vous annuel.

VOIR AUSSI: