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10/04/2018 13:59 EDT | Actualisé 10/04/2018 14:51 EDT

Cancer du sein: Québec remboursera désormais les prothèses mammaires externes

Un baume après une épreuve difficile.

KatarzynaBialasiewicz via Getty Images

L'achat de prothèses mammaires externes sera désormais remboursé par Québec aux femmes ayant dû subir une mastectomie partielle ou totale, à la suite d'un cancer du sein.

Jusqu'à maintenant, le gouvernement remboursait 50 pour cent de la facture. Ce sera désormais 100 pour cent, soit un maximum de 425 $.

La mesure devrait coûter environ 3,6 millions $ au trésor public annuellement.

Au Québec, quelque 6000 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein chaque année.

La prothèse mammaire externe constitue une solution de rechange aux femmes ayant subi une mastectomie mais ne souhaitant pas se prêter à une chirurgie de reconstruction mammaire, une procédure complexe et délicate.

Comme son nom l'indique, la prothèse externe ne nécessite pas de chirurgie, se portant sous les vêtements, dans le soutien-gorge.

Une mastectomie, radicale ou partielle, entraîne des changements physiques ayant un impact considérable sur la qualité de vie des femmes, a commenté le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en procédant à l'annonce en conférence de presse, mardi, en compagnie de la ministre de la Condition féminine, Hélène David.

La femme subit alors «un impact sur l'estime de soi, un impact sur sa propre perception, un impact sur sa propre vie», a énuméré le ministre, disant que le sujet était encore tabou dans la société.

Or, certaines femmes «font des dépressions», à la suite d'une mastectomie, a commenté le ministre Barrette, pour justifier l'importance d'apporter un soutien financier à celles qui doivent subir les conséquences tant physiques que psychologiques d'un diagnostic de cancer du sein.

Après avoir subi divers traitements (radiothérapie, chimiothérapie) suivis d'une mastectomie, soit l'ablation totale ou partielle du sein, les femmes vont souvent préférer ne pas s'infliger une intervention chirurgicale supplémentaire visant à reconstruire un nouveau sein, choisissant plutôt «de ne pas s'embarquer dans cette nouvelle épreuve», a expliqué M. Barrette. D'où l'utilité de pouvoir opter pour la prothèse externe, si la femme le désire.

D'autant plus, a ajouté le Dr Barrette, que la reconstruction mammaire est une intervention chirurgicale majeure.

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