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09/04/2018 07:03 EDT | Actualisé 09/04/2018 07:04 EDT

CubeYou, le nouveau (et énième) scandale à éclabousser Facebook?

CubeYou mettait en ligne des tests psychologiques sur Facebook, en affirmant travailler pour l'université de Cambridge.

Stephen Lam / Reuters

Ces derniers jours, Facebook n'en finit plus de s'excuser et d'annoncer de nouvelles mesures pour mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs et empêcher que le réseau social ne soit détourné par des personnes mal intentionnées.

Des gesticulations qui suivent le scandale Cambridge Analytica, une société qui a collecté les données de millions de gens pour faire de la propagande politique, alors qu'elle affirmait ne faire que des recherches académiques.

Ces promesses de lendemains de Facebook qui chantent interviennent juste avant les deux auditions de Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social, devant le Congrès américain.

Mais ces annonces risquent de ne pas avoir l'effet escompté au vu des multiples problèmes qui se matérialisent derrière Facebook ces jours-ci. La dernière en date, révélée par CNBC, se nomme CubeYou.

Cambridge Analytica bis

Une société qui a, selon les informations de la chaîne américaine, réalisé des abus similaires à Cambridge Analytica. CubeYou mettait en ligne des tests psychologiques sur Facebook, en affirmant travailler pour l'université de Cambridge. Les données collectées ne devaient être utilisées que pour des "recherches académiques à but non-lucratif".

En faisant le test, une personne donnait accès à nombre de ses données personnelles stockées par Facebook. Sauf que CubeYou vendait ensuite ces informations à des publicitaires pour proposer des publicités ciblées.

Facebook a annoncé à CNBC que les preuves étaient "sérieuses" et que les applications CubeYou ont été suspendues du réseau social le temps d'une enquête interne. La société se défend d'avoir triché. L'université de Cambridge estime avoir été trompée. Bref, il faudra un peu de temps pour tirer au clair cette affaire.

Le co-fondateur d'Apple abandonne Facebook

Quelques heures plus tôt, autre coup dur médiatique pour Facebook: le co-fondateur d'Apple, Steve Wozniak, a annoncé dimanche 8 avril à USA Today qu'il était en train de supprimer son compte Facebook.

Le réseau social lui apporte "plus de choses négatives que positives. Apple a des moyens plus sécurisés pour partager des choses sur soi-même", explique Steve Wozniak. Il envisage de repasser en attendant aux courriels et aux SMS pour dialoguer.

Au début du scandale Cambridge Analytica,c'est le fondateur de Whatsapp, racheté justement par Facebook, qui annonçait qu'il supprimait son compte sur le réseau social.

Damage control

En parallèle, Facebook essaye de répondre aux multiples polémiques les unes après les autres. Vendredi, TechCrunch dévoilait que le réseau social permettait à Mark Zuckerberg de supprimer ses messages envoyés sur Messenger. Y compris dans l'application de l'interlocuteur.

Une chose techniquement impossible pour le commun des mortels, mais pas pour les grands dirigeants de Facebook soucieux de leur vie privée.

Qu'à cela ne tienne. Le réseau social a annoncé à TechCrunch que cette fonctionnalité sera disponible pour tous les utilisateurs "dans les prochains mois". Et d'ici là, Mark Zuckerberg n'aura plus la possibilité de supprimer ses messages. Si avec ça, Facebook n'arrive pas à faire oublier tous ses déboires...

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

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