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08/04/2018 09:44 EDT | Actualisé 08/04/2018 10:11 EDT

Syrie: Trump dénonce une «attaque chimique insensée», il faudra en payer le «prix fort»

«De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie.»

Le président américain Donald Trump a dénoncé dimanche une "attaque chimique insensée" en Syrie et prévenu qu'il faudra en "payer le prix fort", pointant du doigt la "responsabilité" de la Russie et de l'Iran qui soutiennent "l'animal Assad".

"De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie", s'est alarmé M. Trump après l'attaque présumée du régime syrien sur la ville rebelle de Douma.

"La zone des atrocités est confinée et encerclée par l'armée syrienne, la rendant totalement inaccessible au reste du monde. Le président Poutine, la Russie et l'Iran sont responsables pour leur soutien à l'Animal Assad. Il faudra payer le prix fort", a-t-il poursuivi, sans dire clairement qui devra payer quel prix.

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Possible attaque chimique en Syrie par le régime

Le 7 avril 2017, Donald Trump avait ordonné une frappe sur une base aérienne syrienne où étaient stockées les armes chimiques --selon les Américains-- ayant servi à l'attaque contre la localité rebelle de Khan Cheikhoun trois jours plus tôt.

Il est nécessaire "d'ouvrir immédiatement la zone pour l'aide médicale et des vérifications", a aussi réclamé dimanche le dirigeant américain alors que le département d'Etat avait dénoncé l'attaque sur Douma un peu plus tôt.

Donald Trump a enfin reproché à son prédécesseur Barack Obama ne pas avoir mis à exécution en 2013 sa menace de frapper le régime de Bachar al-Assad en cas d'attaque chimique. Si cela avait été le cas "le désastre syrien serait terminé depuis longtemps ! L'animal Assad serait désormais histoire" ancienne, a-t-il assuré.

"Le régime d'Assad et ses soutiens doivent être tenus responsables, et toute nouvelle attaque doit être empêchée immédiatement", avait affirmé la porte-parole du Département d'Etat Heather Nauert dans un communiqué.

Le conseiller à la sécurité intérieure de Donald Trump, Tom Bossert, a lui déclaré dimanche sur la chaîne ABC qu'il n'écartait pas l'action militaire.

"C'est une de ces questions sur lesquelles toutes les nations, tous les peuples sont d'accord et le sont depuis la Seconde guerre mondiale, c'est une pratique inacceptable", a-t-il affirmé au sujet des attaques chimiques. "Je n'écarterais pas" l'action militaire, a-t-il poursuivi.

La sénatrice républicaine Susan Collins qui intervenait sur CNN, a elle estimé que "le président va devoir reconsidérer son plan de se retirer rapidement (de Syrie) au regard de ce qui s'est passé". M. Trump a en effet déclaré ces derniers jours qu'il souhaitait voir ses troupes quitter la Syrie, sans toutefois avancer de calendrier précis.

Samedi, les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l'opposition en exil ont accusé le régime d'avoir mené une attaque chimique à Douma.

Dans un communiqué commun avec l'ONG médicale Syrian American Medical Society, les Casques Blancs ont affirmé que 48 personnes avaient péri dans cette attaque aux "gaz toxiques".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pour sa part fait état de dizaines de cas de suffocation, dont certains ont entraîné la mort à Douma, ultime poche rebelle aux portes de la capitale.