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06/04/2018 15:41 EDT | Actualisé 06/04/2018 15:49 EDT

Le courageux combat des travailleuses des Tim Hortons de Sept-Îles

Trois ans après leur accréditation syndicale, les employées auront enfin une convention collective.

Associated Press

Plus de trois ans après leur accréditation syndicale, le long combat des travailleuses de quatre restaurants Tim Hortons de Sept-Îles tire à sa fin.

La procédure d'arbitrage, qui aura duré un an et demi, trouvera son dénouement la semaine prochaine lors d'ultimes audiences publiques à l'Hôtel des gouverneurs de Sept-Îles. L'arbitre aura ensuite 90 jours pour imposer une convention collective aux deux parties.

Le Syndicat des Métallos a tenu à souligner le «courage» et la «persévérance» des 80 employés, dont la très grande majorité sont des femmes, «face à un géant de l'industrie».

«Les travailleuses ont dû faire preuve d'une grande patience», a affirmé au HuffPost Québec le conseiller syndical Gilles Ayotte, rappelant que le Syndicat des Métallos a obtenu l'accréditation syndicale en février 2015. En vertu de la loi, les parties ont un an pour s'entendre sur une convention collective.

Le syndicat blâme des «mesures dilatoires» de la part de Tim Hortons pour l'interminable saga. Gilles Ayotte estime que l'employeur a fait preuve de mauvaise foi en offrant très peu de disponibilités pour négocier.

«J'ai ouvert mon calendrier au complet pour 2015 et l'employeur m'a fourni six ou huit dates la première année, prétextant toutes sortes de raisons», a déploré M. Ayotte.

Selon lui, ces tactiques étaient l'oeuvre de Tim Hortons, et pas des franchisés. M. Ayotte note que la chef des ressources humaines pour Tim Hortons au Canada était notamment présente lors des négociations.

«On peut facilement prétendre que toutes les procédures légales qui ont été entreprises via les franchisés l'étaient sous l'égide de Tim Hortons», a-t-il affirmé.

Le Syndicat des Métallos espère maintenant que le courage des travailleuses de Sept-Îles va inspirer d'autres employés de Tim Hortons à travers la province à unir leurs forces.

«On espère que ça va faire des petits.»Gilles Ayotte, conseiller syndical

Pour l'heure, le seul autre restaurant Tim Hortons à être syndiqué est le comptoir de l'aéroport Montréal-Trudeau.

Au moment de publier cet article, Tim Hortons n'avait pas répondu au courriel du HuffPost Québec.