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04/04/2018 08:10 EDT | Actualisé 04/04/2018 08:10 EDT

Le discours anti-Amazon de Trump suggère une tempête si Toronto est choisie

Attendez-vous à une vraie tempête sur Twitter.

Des messages prompts du président américain Donald Trump sur Twitter s'en prenant récemment à Amazon.com attisent les enjeux politiques du choix possible de Toronto par le géant technologique pour un second siège social, la seule ville hors des États-Unis à avoir fait la courte liste.

Il est peu probable que les envolées de Donald Trump sur les médias sociaux aient un impact sur le choix de la ville par Amazon, l'entreprise étant sans doute plus intéressée par ses objectifs à long terme que par une administration demeurant à la Maison-Blanche pour une période maximale de huit ans.

Tout de même, une victoire de Toronto pourrait être interprétée comme un affront personnel au président et à son programme «America-first», selon des experts.

M. Trump s'en est pris souvent à Amazon depuis une semaine, soutenant que l'entreprise de commerce en ligne payait peu ou pas de taxes aux gouvernements locaux et des États, causait du tort à des milliers de détaillants et retirait des milliards de dollars aux services postaux du pays.

«Seuls les idiots, ou pire, disent que notre Bureau de poste déficitaire fait de l'argent grâce à Amazon. ILS PERDENT UNE FORTUNE, et cela va changer. Aussi, nos commerçants qui paient leurs impôts en entier ferment des succursales partout à travers le pays... ce n'est pas juste!»

«J'ai raison de dire qu'Amazon coûte des sommes massives au services postaux américains en les traitant comme leurs livreurs. Amazon devrait payer ces coûts (et plus) et ne pas compter sur les contribuables américains pour le faire. Plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants des bureaux de poste n'ont aucune idée (ou le savent-ils?)!»

Ces attaques montrent clairement que si Amazon décide d'établir ses nouveaux bureaux au Canada — et la promesse de dizaines de milliers d'emplois et de plus de 5 milliards $ US en investissements de construction —, la réaction serait «assurément négative» de la part du président, a souligné Sean Mullin, directeur général de Brookfield Institute for Innovation + Entrepreneurship à Toronto.