POLITIQUE
04/04/2018 15:06 EDT | Actualisé 04/04/2018 15:13 EDT

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, se dit assez satisfait des promesses du Canada

Mais il s'attend à ce que le Canada consacre à son budget de la défense l'équivalent de 2% de son produit intérieur brut, ce qui n'est pas le cas.

La Presse canadienne/Sean Kilpatrick
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, et Justin Trudeau.

Le secrétaire général de l'OTAN salue la volonté du gouvernement canadien d'augmenter son effectif militaire au cours des deux prochaines décennies, comme l'ont promis les libéraux l'an dernier.

Mais Jens Stoltenberg s'attend aussi à ce que tous les membres de l'Alliance atlantique consacrent à leur budget de la défense l'équivalent de deux pour cent de leur produit intérieur brut — un objectif qui ne sera pas atteint dans un avenir prévisible, si l'on se fie à la Politique de défense du Canada dévoilée en juin 2017 par le gouvernement libéral de Justin Trudeau.

Le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) s'est confié à La Presse canadienne mercredi après avoir rencontré des députés, des experts et des représentants de l'industrie militaire, sur la colline du Parlement à Ottawa.

Le premier ministre Trudeau a aussi rencontré plus tard M. Stoltenberg, et les deux hommes devaient tenir par la suite une conférence de presse commune.

Lors de leur entretien, il sera certainement question de la Russie, qui a procédé mercredi à plusieurs essais de tirs de missiles en mer Baltique, ce qui a forcé la Lettonie à fermer une partie de son espace aérien.

Le Canada a déployé 450 militaires en Lettonie et dirige le contingent de l'OTAN qui comprend des soldats d'une demi-douzaine de pays.

M. Stoltenberg estime que ces essais russes ne font peser aucune menace directe sur les Canadiens ou leurs alliés, mais illustrent l'importance d'une présence forte de l'OTAN en Lettonie — et de manière plus générale en Europe de l'Est.