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03/04/2018 15:24 EDT | Actualisé 04/04/2018 10:12 EDT

«J'ai pleuré de joie» quand ma mère a fait son coming out, confie Jay-Z

«J'étais tellement content pour elle qu'elle soit libre.»

Jay-Z a documenté le coming out de sa mère en tant que lesbienne pour la postérité sur la chanson Smile, qui se retrouve sur l'album acclamé par la critique en 2017 intitulé 4:44.

Dans le prochain épisode de My Next Guest Needs No Introduction sur Netflix, le rappeur révèle que sa mère Gloria Carter s'est ouverte à lui sur sa sexualité la veille de sa rentrée en studio pour enregistrer l'album.

Malgré que Jay-Z ait raconté à l'hôte David Letterman qu'il «connaissait» déjà à ce moment la vérité à propos de sa mère, «c'était la première fois que nous avions la conversation», a-t-il spécifié.

«Imaginez avoir vécu toute votre vie en pour quelqu'un d'autre. Et vous pensez que vous protégez vos enfants», a expliqué Jay-Z dans l'extrait ci-bas. «Et ma mère a dû vivre en tant que quelqu'un qu'elle n'était pas et se cacher en pensant protéger ses enfants. Elle ne voulait pas les gêner tout ce temps-là.»

En ce qui concerne comment il a pris la nouvelle, Jay-Z a déclaré «j'ai vraiment pleuré. J'ai pleuré parce que j'étais si heureux pour elle qu'elle soit libre.»

C'était «la première fois que je l'entendais dire qu'elle aimait sa partenaire. "Je me sens comme si j'aime quelqu'un". Elle a dit "je me sens comme". Elle s'est retenue un peu quand même», a-t-il ajouté. «Et j'ai juste, j'ai pleuré. Je ne crois même pas à pleurer parce que t'es heureux. Je ne sais même pas ce que c'est. C'est quoi ça?»

Smile est devenue l'une des chansons les plus discutées de l'album 4:44 et inclut une fin parlée par Gloria Carter elle-même.

«Mama avait quatre enfants, mais c'est une lesbienne / Devait prétendre si longtemps qu'elle est une comédienne», rappe Jay-Z sur la chanson. «Devait se cacher dans le placard, alors elle se traitait aux médicaments / La honte de la société et la douleur était trop dure à subir.»

Gloria Carter a parlé de la piste dans une entrevue dans la balado D'usse Friday en septembre, soutenant que malgré qu'elle n'eut «jamais honte» de sa vie privée, cela n'avait «jamais été discuté» avec les membres de sa famille.

«Je ne cache pas qui je suis... je suis fatiguée de tout ce mystère», avait-elle raconté à ce moment. «Maintenant, c'est le temps pour moi de vivre ma vie et d'être heureuse, libre.»

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l'anglais.

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