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03/04/2018 17:58 EDT | Actualisé 03/04/2018 17:58 EDT

Les producteurs canadiens craignent que les États-Unis inondent le marché

Les relations commerciales entre la Chine et les États-unis pourraient en être la cause.

Getty Images/iStockphoto

Les producteurs de fruits canadiens craignent que les produits américains destinés à la Chine soient redirigés au Canada et inondent leur marché en raison de l'imposition de nouveaux tarifs.

Selon la directrice générale de l'association des pomiculteurs ontariens Ontario Apple Growers, Kelly Ciceran, les tarifs de 15 pour cent imposés par les Chinois sur les pommes, cerises, pêches, framboises et canneberges américaines vont vraisemblablement faire grimper la quantité de fruits américains livrés au Canada, ce qui devrait exercer une pression à la baisse sur les prix.

Le gouvernement chinois a annoncé lundi l'imposition de tarifs allant de 15 à 25 pour cent sur 128 produits américains — incluant des fruits, des noix, le porc, le vin, les tuyaux en acier et les résidus d'aluminium — en représailles aux tarifs américains sur les importations d'acier et d'aluminium, estimés à 3 milliards $ US.

Mme Ciceran estime que les prix dépendront de la proportion des économies que les détaillants choisiront de retransmettre aux consommateurs.

Le chef de la direction de la Winery and Grower Alliance of Ontario, Aaron Dobbin, croit que la situation pourrait représenter l'occasion, pour certains vins canadiens, d'être vendus en Chine, mais davantage de vin américain pourrait aussi être livré au Canada.

Selon M. Dobbin, les États-Unis affichent un excédent commercial de 450 millions $ avec le Canada pour ce qui est du vin, et ils sont toujours prêts à faire grimper leur part du marché.

Les producteurs du Conseil canadiens du porc ne s'attendent pas à ce que les tarifs chinois de 25 pour cent aient un grand impact parce que le porc est largement disponible partout dans le monde.

Le directeur exécutif du conseil croit que les tarifs pourraient modifier certaines relations commerciales, mais cela ne devrait pas avoir d'impact sur les prix. Il ajoute que le porc frais n'est actuellement pas admis en Chine et que certaines des coupes de viande préférées dans ce pays, comme les pieds de cochon, ne sont pas très populaires auprès des consommateurs canadiens.