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02/04/2018 09:13 EDT | Actualisé 02/04/2018 11:13 EDT

Trump invite Poutine à la Maison-Blanche

Alors que les tensions entre leurs deux pays sont à leur comble.

Le président américain Donald Trump a proposé à Vladimir Poutine une rencontre à la Maison-Blanche lors de leur entretien téléphonique du 20 mars mais cette idée n'a pas avancé depuis, dans un contexte de tensions liées à l'affaire Skripal, a affirmé lundi le Kremlin.

Donald Trump a appelé le 20 mars Vladimir Poutine pour le féliciter de sa réélection pour un quatrième mandat à la tête de la Russie et l'idée d'une rencontre prochaine avait été discutée. Aucun lieu possible n'avait été alors évoqué.

"Au cours de leur entretien téléphonique, c'est Trump lui-même qui a proposé une rencontre", a déclaré le conseiller du Kremlin Vladimir Ouchakov à la presse. "Trump a proposé d'organiser cette rencontre à Washington, à la Maison-Blanche", a-t-il précisé.

"Mais ensuite, nos relations bilatérales se sont détériorées une nouvelle fois" avec les expulsions réciproques des diplomates liées à l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal en Angleterre, a ajouté M. Ouchakov.

Selon lui, depuis le 20 mars il n'y a eu "aucune discussion concrète concernant les délais de la rencontre".

"Nous aimerions croire que les mesures prises par les Américains sur la base des accusations gratuites seront levées et que nous pourrons entamer un dialogue constructif et sérieux", a souligné M. Ouchakov.

Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, les deux dirigeants ont discuté d'"une rencontre bilatérale dans un 'avenir pas très lointain' dans un certains nombres de lieux différents, y compris la Maison-Blanche".

Un haut responsable de l'administration américaine a de son côté estimé qu'il était "évidemment dans l'intérêt" de Moscou de rendre cette invitation publique, dans un contexte de nouvelle dégradation des relations entre la Russie et les Etats-Unis.

Déjà au plus bas depuis la Guerre froide, ces tensions ont été encore aggravée après l'empoisonnement début mars au Royaume-Uni de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à un agent innervant selon les autorités britanniques. Cet empoisonnement est imputé par Londres à Moscou, malgré ses multiples démentis.

Au total, le Royaume-Uni et ses alliés, notamment de l'Union européenne et de l'Otan, ont annoncé plus de 150 expulsions de diplomates russes de leurs territoires.

Les Etats-Unis mènent ce mouvement, Donald Trump ayant validé depuis l'appel du 20 mars l'expulsion de 60 "espions" russes, la plus importante expulsion de diplomates russes en poste aux États-Unis.

La Russie, qui nie toute responsabilité dans cet empoisonnement et dénonce "une provocation" et "une campagne antirusse", a riposté par des mesures identiques envers un nombre équivalent de diplomates de ces États.