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02/04/2018 09:33 EDT | Actualisé 02/04/2018 17:36 EDT

Les recherches sur le terrain pour retrouver Ariel Kouakou devraient reprendre mardi

Le courant est très fort dans la rivière et la présence de frasil rend le travail des policiers «trop périlleux».

La Presse canadienne/Graham Hughes
Le chien pisteur, provenant du détachement de Halifax de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a quitté Montréal.

Le Service de police de la Ville de Montréal interrompt ses recherches dans la rivière des Prairies pour retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, ce garçon de 10 ans disparu depuis exactement trois semaines dans le quartier Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.

Une décision qui a été prise pour assurer la sécurité des policiers. Le courant est très fort dans la rivière et la présence de frasil rend le travail des policiers "trop périlleux", a expliqué lundi l'inspecteur Ian Lafrenière, de la division des communications du SPVM.

Beaucoup d'efforts ont été consentis vendredi et samedi pour tenter d'élucider ce qui est arrivé au jeune Ariel, a fait valoir M. Lafrenière.

Un chien pisteur de la Gendarmerie royale du Canada de Halifax, spécialement entraîné pour détecter la présence de restes humains sous l'eau, a participé aux recherches. Un brise-glace d'Hydro-Québec a permis d'explorer de nouveaux racoins de la rivière et un sous-marin robot de l'Agence des services frontaliers, muni d'une caméra, a été envoyé sous l'eau.

Tous ces efforts ont été vains.

"On espérait vraiment qu'avec toute l'énergie déployée vendredi et samedi et tous les partenaires qui étaient sur le terrain, on espérait enfin répondre aux questions de la famille", a soutenu M. Lafrenière.

En mêlée de presse dans Ahuntsic-Cartierville, le père du petit Ariel, Kouadio Frédéric Kouakou, a dit être content de l'interruption des recherches dans la rivière.

"Ça me donne encore plus d'espoir, je n'ai jamais penché pour la rivière des Prairies, (...) aujourd'hui, plus ou moins c'est ma thèse (de l'enlèvement) qui est encore solide", a-t-il fait valoir.

Le père d'Ariel a salué le travail des policiers, tout en disant qu'il ne peut y avoir de résultat si "les énergies ne convergent pas ensemble".

"Pour nous, notre fils est encore en vie. (...) Aujourd'hui je suis content que le SPVM se retire, alors nous allons avoir les mêmes énergies qui vont converger dans le même sens maintenant. On va aller tous ensemble vers la thèse de l'enlèvement. Et je leur donne (aux policiers) toute ma bénédiction", a-t-il affirmé.

"Je voudrais vraiment féliciter le corps de police. Pour la première fois depuis que cette histoire a commencé, nous sommes associés avant de prendre une décision importante, même (celle) du retrait du poste de commandement. On a été rassurés. C'est une nouvelle collaboration qui s'installe", a ajouté Kouadio Frédéric Kouakou.

Les recherches nautiques ne sont toutefois pas interrompues de manière définitive. Elles pourraient reprendre une fois la glace fondue. "On verra plus tard quel genre de recherches pourront être faites", a expliqué M. Lafrenière.

Des policiers sillonnent encore les berges pour retrouver des indices et le travail d'enquête se poursuit. Une enquête qui est toujours de nature criminelle, puisque le SPVM ne peut avancer avec certitude qu'il s'agit d'un accident.

"La thèse de l'accident est la plus probable, mais les autres thèses possibles, dont l'événement criminel, ne sont pas mises de côté", a assuré M. Lafrenière.

"On a plusieurs caméras de surveillance, on a un témoin très crédible qui place Ariel dans le parc des Bateliers à 11h25 le 12 mars. Mais on ne le voit jamais en ressortir, c'est pour ça qu'on privilégie la thèse de l'accident."

M. Lafrenière a rappelé qu'une quarantaine de personnes d'intérêt ont été rencontrées par les enquêteurs depuis la disparition d'Ariel. "On ne voulait pas passer à côté de quelque chose", a-t-il mentionné.

Le service de police a également décidé de déplacer le poste de commandement mobile qui se trouvait face au centre commercial Galeries Normandie, sur la rue de Salaberry, pour l'installer au poste de police 10 sur le boulevard O'Brien.

Le public est toujours invité à se rendre au poste de commandement mobile ou à appeler au 911 pour transmettre toute information qui pourrait faire progresser l'enquête.

M. Lafrenière a demandé au public d'attendre la fin de l'enquête avant de critiquer le travail des policiers. "C'est toujours facile de critiquer, a-t-il fait valoir. On s'est fait critiquer d'avoir lancé l'alerte AMBER sans avoir tous les motifs et on s'est fait critiquer de ne pas l'avoir lancée plus tôt. C'est facile de jeter le blâme."

Courtoisie SPVM
Ariel Jeffrey Kouakou

Nom

Kouakou

Prénom

Ariel Jeffrey

Âge lors de la disparition

10

Année de naissance

2008

Taille

137 cm / 4'-6" - 142 cm / 4'-8"

Poids

40 - 40 kg

Cheveux

Noirs

Yeux

Noirs

Vêtements

Genre de vêtement

Pantalon

Couleur de vêtement

Gris

Genre de vêtement

Manteau

Couleur de vêtement

Noir

Genre de vêtement

Souliers

Couleur de vêtement

Jaune