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31/03/2018 12:33 EDT | Actualisé 31/03/2018 14:41 EDT

La désintégration de la station spatiale chinoise attendue dans la nuit de dimanche à lundi

«Les gens n'ont aucune raison de s'inquiéter.»

Ho New / Reuters

La station spatiale chinoise Tiangong-1 devrait effectuer une rentrée non contrôlée dans l'atmosphère terrestre dans la nuit de dimanche à lundi, selon de nouvelles prévisions diffusées samedi par l'Agence spatiale européenne (ESA).

"L'équipe prévoit maintenant une fenêtre centrée autour de 23h25 GMT le 1er avril et qui s'étalera de l'après-midi du 1er avril au petit matin du 2 avril", relève l'ESA sur son site qui ajoute que "cela reste très variable".

Première station spatiale chinoise, lancée en septembre 2011, Tiangong-1, dont le nom signifie "Palais céleste", est longue de 10,4 mètres et large de 3,3 mètres. Elle est composée d'un laboratoire expérimental et d'un module de service, ainsi que de deux panneaux solaires de 3 mètres sur 7 chacun.

Elle devait effectuer une rentrée contrôlée dans l'atmosphère terrestre, mais a cessé de fonctionner en mars 2016, générant des inquiétudes quant à sa "chute".

"Les gens n'ont aucune raison de s'inquiéter", avait indiqué sur un réseau social le CMSEO, le bureau chinois chargé de la conception des vols spatiaux habités.

"La plus grande partie va brûler sous l'effet de la chaleur extrême générée par l'arrivée à grande vitesse de la station dans l'atmosphère", relève l'ESA sur son site.

Mais "au vu de ce qui s'est passé pour les rentrées contrôlées de vaisseaux spatiaux de taille et de masse comparable, on peut s'attendre" à ce que "des parties résistent à ce processus et retombent sur la Terre", ajoute l'agence.

La zone sur laquelle les débris sont susceptibles de retomber reste très vaste. "La rentrée aura lieu entre 43ºN et 43ºS", indique samedi l'ESA. Une zone qui comprend le continent africain, le sud de l'Europe, une partie de l'Asie et de la Nouvelle Zélande, l'Australie, une grande partie de l'Amérique du Sud et une plus petite de l'Amérique du Nord.

En 60 ans de vols spatiaux, il y a eu quelque 6 000 rentrées non contrôlées de gros objets fabriqués par l'homme, principalement des satellites et des étages de fusées, selon Stijn Lemmens de l'ESA. Un seul de ces débris a touché à l'épaule une personne, sans la blesser.