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27/03/2018 18:32 EDT | Actualisé 27/03/2018 18:32 EDT

Le pape n'offrira pas ses excuses aux victimes des pensionnats pour Autochtones

Pour le rôle toxique joué par des membres de l'Église catholique.

THE CANADIAN PRESS/AP, Andrew Medichini

Le pape François n'offrira finalement pas les excuses du Vatican pour le rôle toxique joué par des membres de l'Église catholique dans les pensionnats fédéraux pour Autochtones au Canada.

La Commission de vérité et réconciliation avait notamment recommandé que le Vatican présente ses excuses aux survivants et aux familles des victimes de sévices subis dans ces pensionnats. Le premier ministre Justin Trudeau avait même personnellement porté cette invitation au pape, l'an dernier, lors d'une visite officielle au Vatican.

La commission s'inspirait des excuses offertes par le pape en 2010 aux Irlandais victimes d'agressions sexuelles perpétrées par des prêtres catholiques.

Dans une lettre aux Autochtones, mardi, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Lionel Gendron, explique qu'après avoir examiné attentivement la demande de la commission et en avoir «discuté abondamment avec les évêques du Canada», le pape François était d'avis qu'il ne pouvait «y répondre personnellement».

L'évêque de Saint-Jean-Longueuil ajoute qu'«une visite papale pourrait être envisagée dans le futur», qui pourrait comprendre une rencontre avec les peuples autochtones. En attendant, monseigneur Gendron encourage les évêques «à continuer de s'engager dans un travail intensif de pastorale visant la réconciliation, la guérison et la solidarité avec les peuples autochtones».

Le gouvernement fédéral avait confié aux communautés religieuses la gestion de ses pensionnats pour Autochtones. Pendant plus d'un siècle, des milliers d'enfants arrachés à leur famille ont subi des sévices physiques, psychologiques et sexuels dans ces établissements destinés essentiellement à assimiler les petits Autochtones.

La Commission de vérité et réconciliation a conclu que ces pensionnats étaient un outil de «génocide culturel» à l'égard des nations autochtones.

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