NOUVELLES
27/03/2018 12:46 EDT | Actualisé 27/03/2018 12:46 EDT

Brésil: des journalistes sportives en campagne contre le harcèlement

Cette campagne, lancée dans le sillage de la mobilisation anti-harcèlement mondial #MeToo, a été mise sur orbite dimanche par une cinquantaine de journalistes et autres femmes actives dans les médias.

Getty Images

Des journalistes sportives au Brésil sont parties en campagne pour clamer leur exaspération face au harcèlement sexuel qui sévit dans leur milieu.

Le mot-clé #DeixaElaTrabalhar (Laisse la travailler) commence à faire des vagues et appuie une campagne destinée à exiger que les journalistes sportives, très minoritaires dans ce milieu d'hommes, soient traitées avec respect.

Dans une vidéo, plusieurs femmes journalistes témoignent. Notamment Bruna Dealtry, de la chaîne Esporte Interativo, évoquant ce supporter de football torse nu qui l'avait embrassée de force sur la bouche alors qu'elle était en plein reportage dans une fan zone.

"Nous sommes des femmes et nous sommes des professionnelles", explique une autre journaliste. "Nous voulons simplement travailler en paix", ajoute une autre consoeur dans la vidéo, vue plus de 730 000 fois sur Twitter.

Cette campagne, lancée dans le sillage de la mobilisation anti-harcèlement mondial #MeToo, particulièrement dans le monde du travail, a été mise sur orbite dimanche par une cinquantaine de journalistes et autres femmes actives dans les médias.

Des dizaines de clubs brésiliens de football ont apporté leur soutien à cette initiative.

"La place de la femme est où elle veut être, au stade, dans la rue, ici ou là" a tweeté le club Cruzeiro de Belo Horizonte. "Elles veulent juste que leurs droits soient respectés. Sans harcèlement".

"Notre entier soutien. Nous sommes ensemble là-dessus!", a tweeté le club Vasco da Gama de Rio de Janeiro.

Bruna Dealtry, qui a joué au beach volley à haut niveau avant de faire de la télévision, a posté sur son compte Facebook le fameux baiser, vu par 1,5 million de personnes.

"Un baiser sur la bouche, pendant que je faisais mon travail (...). Aujourd'hui je ressens la même impuissance que beaucoup de femmes ont éprouvé dans les stades, dans le métro, ou même en marchant dans la rue", a-t-elle écrit.