POLITIQUE
26/03/2018 18:30 EDT | Actualisé 26/03/2018 18:30 EDT

Les cols blancs déposent 100 griefs contre la Ville de Montréal

Les horaires flexibles prévus dans la convention collective ne seraient plus respectés.

Olivier Robichaud

La Ville de Montréal ferait l'objet d'une centaine de griefs pour non respect de la convention collective selon le syndicat des cols blancs. La Ville tenterait d'éviter une mesure de conciliation travail-famille prévue dans la convention collective.

Une centaine de manifestants sont venus accueillir la mairesse Valérie Plante devant l'hôtel de ville lundi, jour de réunion du conseil municipal. Ils affirment que la Ville a adopté certaines pratiques visant à ne plus permettre d'accommoder les horaires de travail.

Selon la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Francine Bouliane, la convention collective prévoit qu'un employé peut travailler plus longtemps un jour afin d'avoir un horaire moins chargé un autre jour. Mais certains patrons refuseraient systématiquement d'approuver de tels accommodements. Mme Bouliane ne comprend pas une telle position.

«Le pire qui peut arriver, c'est que quelqu'un travaille 77 heures sur deux semaines en étant payé pour 70 heures. Et après il utilise ces heures supplémentaires pour aller chez le médecin, pour aller chercher un enfant à la garderie ou quoi que ce soit», illustre-t-elle.

Selon Mme Bouliane, les mesures restreignant l'accès à cet horaire flexible ont été instaurées sous l'administration Coderre, mais continuent avec Valérie Plante.

«On aurait aimé avoir une rencontre avec Mme Plante, mais on n'en a pas eu. Elle nous a envoyé Benoit Dorais et Alain Marcoux [NDLR: le président du comité exécutif et le directeur général], mais on est sorti de là avec plus de questions que de réponses», affirme la syndicaliste.

La Ville et le syndicat devront vraisemblablement en découdre devant un arbitre des relations du travail, puisqu'une centaine de griefs ont été déposés au sujet de l'horaire flexible.