POLITIQUE
26/03/2018 15:15 EDT | Actualisé 26/03/2018 16:48 EDT

Les redevances sur le cannabis pas incluses dans le budget?

La réponse mardi avec le dévoilement du budget.

Getty Images/iStockphoto

Si les municipalités du Québec espèrent en savoir plus sur les redevances qu'elles vont obtenir des ventes de cannabis récréatif, dès l'été prochain, elles vont vraisemblablement devoir attendre après les prochaines élections provinciales.

En marge d'une conférence de presse tenue à Montréal, lundi matin, le premier ministre Philippe Couillard a semblé confirmer que les redevances ne seront pas incluses dans le budget du Québec qui doit être déposé mardi.

Plus tard, son attachée de presse a rectifié que le premier ministre voulait plutôt dire «peut-être que oui, peut-être que non», lorsqu'il a déclaré que les redevances ne seraient «probablement pas incluses dans le budget».

Pourtant, le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux présent aux côtés du premier ministre a clairement précisé qu'il y avait déjà un pacte fiscal en place avec les municipalités.

Il a ajouté qu'un nouveau pacte devra être négocié après les prochaines élections provinciales qui auront lieu en octobre.

Philippe Couillard a souligné que des négociations étaient toujours en cours entre les municipalités et le ministère des Finances, mais qu'il n'y aurait «probablement pas» d'annonce dans le budget.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réagi en disant qu'il serait «très décevant» qu'aucune annonce ne soit faite sur le cannabis dans le budget.

«Je pense que le budget serait un excellent moment pour nous montrer une direction claire, une intention très claire que c'est souhaitable pour les villes d'avoir les ressources financières pour implanter la marijuana sur nos territoires», a commenté la mairesse qui a appris la nouvelle sur le vif.

L'argent avant la marijuana

Valérie Plante a insisté sur le fait que la Ville de Montréal est prête pour l'introduction de la marijuana sur son territoire.

«On a fait les études avec une firme pour documenter les coûts, entre autres liés au SPVM et sur les coûts sociaux également», a expliqué la mairesse.

Selon elle, il n'est pas logique d'attendre de négocier une compensation financière après les élections si la marijuana entre en circulation légalement dès l'été.

«Il y a une attente à ce que, avant l'introduction de la marijuana, on sache exactement la somme d'argent que nous allons recevoir», a justifié Mme Plante.

Nous sommes sur la ligne de front, on veut pouvoir réagir rapidement s'il y a des ajustements à faire au niveau des besoins des citoyens ou pour assurer une meilleure sécurité.Valérie Plante

La mairesse dit défendre la même position que l'Union des municipalités du Québec et qu'il faut qu'une solution soit mise en place avant l'arrivée du cannabis et non après.

«C'est énorme comme changement», note-t-elle.

Selon Valérie Plante, comme Montréal et les autres municipalités s'attendent à recevoir un financement de Québec, il n'y a pas de somme réservée actuellement dans les finances de la ville pour faire face au cannabis.

L'Union des municipalités du Québec n'a pas voulu commenter la nouvelle, lundi. Son président, le maire de Drummondville Alexandre Cusson devrait réagir mardi à la suite du dépôt du budget.

À voir également: