DIVERTISSEMENT
26/03/2018 08:53 EDT | Actualisé 27/03/2018 11:42 EDT

2 Frères en cinq sujets à «Tout le monde en parle»

«Les critiques, ça ne nous a jamais fait peur.»

Karine Dufour via Radio-Canada

Erik et Sonny Caouette, du duo 2 Frères, ont été les derniers invités d'une édition très relevée de Tout le monde en parle, dimanche.

Au cours d'une entrevue très sympathique, on a entre autres appris qu'Erik veille souvent plus tard que Sonny lors de leurs soirées arrosées, et que c'est probablement parce qu'ils ont donné beaucoup de spectacles en région avant que leur popularité n'explose qu'ils sont aujourd'hui sollicités à peu près partout au Québec, mais peu à Montréal.

L'animateur, Guy A. Lepage, a par ailleurs exposé le fait que l'un des plus grands succès du tandem, le ver d'oreille 33 tours, s'inspire de la même ritournelle que le thème d'ouverture de La petite séduction.

Sinon, voici ce qu'avaient à dire les deux musiciens natifs de Chapais, dans le Nord-du-Québec, sur cinq sujets les concernant.

À propos de leur bonne entente, qui a notamment été ébranlée au moment de choisir la pochette de leur deuxième album, La route (qui est finalement disponible en deux versions différentes, Erik et Sonny n'étant pas parvenus à s'accorder)

«Erik et moi, quand on a commencé à travailler ensemble - c'était en 2010 qu'on a commencé les bars -, c'était laborieux. On venait du même milieu, on était dans la même famille, même qu'on dormait dans la même chambre (...) Mais on a appris à travailler ensemble avec les années. C'est assez rare qu'Erik et moi, on a des chicanes comme ça.» - Sonny

«En fait, c'est une des rares fois. Et quand vient le temps de prendre une décision, 98 % du temps, on est du même avis. Ça n'a pas toujours été comme ça, évidemment, parce qu'au départ, quand on était à Chapais, on avait deux cercles d'amis différents, on avait des vies complètement à part l'une de l'autre. Quand on est déménagés, on avait une voiture, on n'avait pas d'argent, on avait une job – la même -, on avait le même horaire. On s'est mis à fréquenter les mêmes personnes. En plus, on faisait de la musique ensemble, on était tout le temps, tout le temps ensemble. (...) Il a fallu apprendre à travailler ensemble, finalement.» - Erik

À propos de leur niveau de confiance à leurs débuts

«On a toujours beaucoup cru au projet. On l'a toujours fait pour les bonnes raisons, parce qu'on est amoureux de ce métier-là. Quand on a commencé à faire les bars, on ne roulait pas sur l'or, mais ça se passait bien. Quand est venu le temps d'enregistrer le premier album, évidemment, on était nerveux, parce qu'on ne savait pas comment ç'allait être reçu. On a eu des belles surprises, ça s'est bien passé, on est très heureux de ça. Mais on n'a jamais eu peur que ça n'arrive pas.» - Sonny

«Je ne sais pas ce qu'on aurait fait si ça n'avait pas levé. Mais une chose est sûre, c'est qu'on est bien contents d'être là où on est aujourd'hui» - Erik

À propos du Félix du Groupe de l'année qu'ils n'ont pas gagné lors du dernier Gala de l'ADISQ

«C'est sûr que, quand tu reçois une nomination dans un gala aussi prestigieux que le Gala de l'ADISQ, t'espères gagner, évidemment. Si quelqu'un dit le contraire, il est menteur. C'est certain que, quand c'est pas ton nom qui sort, tu es déçu. Mais de là à dire qu'on était fâchés, pas du tout, en fait. Parce que ça fait partie de la business. Ça ne change rien à toutes les statistiques (...,) le fait qu'on n'ait pas remporté le trophée. Non, ça ne nous a pas fâchés du tout» - Erik

«Ça ne nous a pas empêchés de se «virer les lattes» au party après!» - Sonny

À propos du clip de Philippe Brach qui les mettait en vedette et qui, finalement, était une blague

«Nous, on n'a pas vu ça comme une moquerie, parce que Philippe, c'est un gars qu'on respecte, et on sait qu'il nous respecte aussi. (...) Ce n'est pas le genre de musique qu'on écoute dans notre char, Philippe; lui non plus, on sait qu'il n'écoute pas ce qu'on fait. Mais lui et nous, on va au-delà du style musical qu'il fait et qu'on fait. On fait, toute la gang, de la musique avec notre cœur, et on fait tous le style qui nous parle. Le style qui lui parle n'est pas notre style, et le style qui nous parle n'est pas son style...» - Sonny

À propos du manque d'originalité et d'audace que leur reprochent certains, dont la chroniqueuse de La Presse+, Nathalie Petrowski, qui écrivait au lendemain du Gala de l'ADISQ, en 2016, que 2 Frères produit de la musique «écoutée par des barbus buveurs de bière et éleveurs de cochons»

«Les critiques, ça ne nous a jamais fait peur. C'est jamais quelque chose qui nous a fait de la peine, on connaît la game, on sait que ce n'est pas tout le monde qui peut t'aimer. Là où je trouve que ça dépassait un petit peu les bornes, c'est où elle insulte notre public, nos fans...» - Sonny

«Tu ne peux pas dire que 120 000 personnes ont tort. C'est une question de goût. Je trouvais ça... Surtout qu'elle n'avait pas écouté l'album. Elle l'a admis dans une entrevue de Radio-Canada quelques jours plus tard, qu'elle avait entendu un extrait ou deux, mais qu'elle n'avait pas vraiment pris le temps de se baigner là-dedans (...) Il y avait beaucoup de mépris et de jugement. Je pense, en tout cas. C'est pour ça qu'elle ne peut pas vraiment nous atteindre personnellement. Ce ne sont pas les êtres humains qui sont derrière la musique qui étaient critiqués, c'était la musique elle-même. En partant, ça ne peut pas plaire à tout le monde, et c'est bien correct. Mais c'est plus le fait de dire que c'est de la musique de barbus buveurs de bière éleveurs de cochons... C'est plus insultant pour les gens qui ont acheté que pour nous autres, finalement» - Erik

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