POLITIQUE
22/03/2018 12:24 EDT | Actualisé 22/03/2018 13:29 EDT

Québec solidaire milite pour le «droit à la déconnexion»

«Les gens quittent le travail, mais ils travaillent encore», déplore Gabriel Nadeau-Dubois.

LA PRESSE CANADIENNE

QUÉBEC – Le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, veut obliger tous les employeurs à adopter une politique de déconnexion en dehors des heures de travail, afin d'éviter que les nouvelles technologies prennent le contrôle de la vie des travailleurs.

Son projet de loi, présenté jeudi, prévoit que la politique adoptée par les employeurs doit déterminer les périodes durant lesquelles un salarié peut être coupé de toute communication relative à son emploi, comme les courriels et les appels.

«Les gens quittent le travail, mais ils travaillent encore, déplore-t-il. Ce n'était pas le cas pour la génération de mes parents. Dans leur temps, quand tu quittais le bureau, tu le quittais. Ce n'est pas vrai pour ma génération. La séparation entre la vie professionnelle et la vie privée disparait.»

Il faut se donner des moments, dans la vie, où on coupe la laisse.

M. Nadeau-Dubois déplore le fait que les téléphones intelligents soient devenus des «laisses électroniques» qui rattachent l'employeur au travail lorsqu'il est chez soi, par exemple. «Il faut se donner des moments, dans la vie, où on coupe la laisse.»

Le député de Gouin espère que son projet de loi sera intégré dans la modernisation des normes du travail présentée plus tôt cette semaine par la ministre Dominique Vien.

Il estime que Québec solidaire va «une étape plus loin» que ce qui a été présenté par le président Emmanuel Macron en France. Mais sa proposition est moins radicale que la pratique de Volkswagon en Allemagne, qui ferment les serveurs de courriel après les heures de travail.

«Donc, on est plus radicaux qu'Emmanuel Macron, mais moins que Volkswagon», résume-t-il.
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