POLITIQUE
22/03/2018 17:26 EDT | Actualisé 22/03/2018 18:10 EDT

Québec s'entend avec le Syndicat des professionnels

Il était le seul grand syndicat de la fonction publique à n'avoir toujours pas renouvelé sa convention.

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Après trois ans, le Syndicat des professionnels du gouvernement a finalement conclu une entente de principe avec Québec, jeudi après-midi, quant au renouvellement de sa convention collective. Il était le seul grand syndicat de la fonction publique

à n'avoir toujours pas renouvelé sa convention depuis mars 2015.

La nouvelle a été confirmée à La Presse canadienne par le président du SPGQ, Richard Perron.

"En ne parlant que pour moi, je peux dire que je suis très satisfait du travail qu'on a réussi à accomplir. Et j'ai la profonde conviction qu'enfin, les professionnels du gouvernement du Québec ont été entendus et ont été respectés", a commenté M. Perron, au cours d'une entrevue.

L'entente vaut pour 17 500 des quelque 25 000 membres du SPGQ, soit ceux qui oeuvrent dans la fonction publique québécoise. Il s'agit d'analystes en procédés informatiques, de comptables, de biologistes, d'inspecteurs en santé et sécurité au travail, d'ingénieurs forestiers, d'analystes en scènes de crime, de chimistes, d'arpenteurs-géomètres, par exemple.

Le contenu de l'entente de principe n'a pas été révélé, M. Perron préférant en garder la primeur pour ses membres, comme c'est habituellement le cas en pareilles circonstances.

Les points encore en litige, au début de cette année, concernaient la rémunération et la création de deux comités, l'un portant sur le remboursement par l'employeur des cotisations professionnelles des membres du SPGQ qui doivent adhérer à un ordre, et l'autre sur l'écart de rémunération entre les professionnels à l'emploi du gouvernement du Québec et ceux qui sont à l'emploi d'autres administrations.

Depuis le début de cette négociation, M. Perron, en citant le rapport de la Commission Charbonneau, insistait sur la nécessité de conserver "l'expertise" au sein des ministères et de lui donner de bonnes conditions de travail pour l'y maintenir.

"L'objectif fondamental de cette négociation-là était de faire en sorte que pour la première fois, on reconnaisse le caractère spécifique des professionnels du gouvernement du Québec et l'importance de leur travail", a indiqué M. Perron.

Interrogé à savoir s'il avait réussi à obtenir davantage que les autres syndiqués des secteurs public et parapublic, M. Perron a répondu: "ce qu'on a réussi à obtenir, ce sont des bonifications qui sont propres à la situation spécifique des professionnels du gouvernement du Québec".

Les membres concernés du SPGQ faisaient une "grève de soir et de week-end" depuis février 2017; celle-ci devrait prendre fin au cours des prochaines heures, a confirmé M. Perron.

Il reste tout de même plusieurs étapes à franchir pour cette entente de principe: d'abord le comité exécutif au cours des prochaines heures; puis le conseil syndical d'une quarantaine de membres, peut-être la semaine prochaine ou la suivante; puis l'assemblée d'environ 1000 délégués de la fonction publique. Ensuite, la tournée pour consulter les membres prendra six semaines, a précisé M. Perron.

"Avec ce qu'on a maintenant sur la table, on est convaincu qu'on va pouvoir aller de l'avant et procéder rondement", a-t-il conclu.