POLITIQUE
21/03/2018 10:04 EDT | Actualisé 21/03/2018 10:20 EDT

Le lanceur d'alerte du scandale de Facebook a supervisé un projet pilote pour les libéraux fédéraux

Il était même au service du bureau du chef du parti de 2007 à 2009.

L'analyste canadien Christopher Wylie, qui a reconnu avoir aidé des partis politiques en campagne en exploitant les renseignements personnels de millions d'utilisateurs de Facebook, a aussi supervisé un projet pilote de courte durée pour les libéraux fédéraux peu après les élections de 2015, a appris La Presse canadienne.

M. Wylie soutient depuis quelques jours que la firme britannique Cambridge Analytica a obtenu de façon inappropriée les données privées d'utilisateurs de Facebook afin de les utiliser notamment pour soutenir la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

En janvier 2016, plusieurs mois avant la victoire électorale de Donald Trump, M. Wylie a fait valoir ses services au bureau de recherches du caucus libéral, a indiqué une source bien placée au Parti libéral du Canada, ayant parlé sous le couvert de l'anonymat dans le but de discuter des détails d'une rencontre privée.

Henry Nicholls / Reuters
Christopher Wylie.

Même avant la rencontre, l'analyste canadien avait une expérience de travail dans les plus hauts niveaux du parti.

De 2007 à 2009, il a travaillé dans le bureau du chef libéral, lorsque le parti a été dirigé par Stéphane Dion et Michael Ignatieff.

À la suite de la rencontre, les libéraux ont signé un contrat avec M. Wylie en 2016 et il a lancé un projet pilote, a confirmé la source. La source n'a pas voulu fournir de détails sur la nature du contrat ou sa durée, disant seulement que les services de M. Wylie se concentraient sur la «gestion de l'information».

Après avoir vu ce que M. Wylie avait à offrir, le parti a choisi de ne pas aller de l'avant avec le projet, a indiqué la source, ajoutant qu'il n'est pas rare de voir des partis politiques tester les services d'entrepreneurs durant de brèves périodes de temps.

M. Wylie n'a pas eu accès à des données personnelles, a affirmé la source.