DIVERTISSEMENT
20/03/2018 05:59 EDT | Actualisé 20/03/2018 06:03 EDT

Un air de Golden Globes au Gala Artis avec Maripier Morin et Jean-Philippe Dion

Le tandem veut recréer un gros party.

Fait amusant pour les collectionneurs de statistiques : Maripier Morin et Jean-Philippe Dion formeront, le 13 mai prochain, le quatrième duo de l'histoire du Gala Artis (anciennement Métrostars) à tenir la barre de cette célébration, après Marguerite Blais et Gaston L'Heureux (1986), Louise Deschâtelets et Guy Fournier (1992) et les Grandes Gueules, Mario Tessier et José Gaudet (2009 et 2010).

Les deux vedettes de TVA, toutes deux au début de la trentaine, comptent également parmi les plus jeunes maîtres et maîtresses de cérémonie de l'événement, suivant de peu Patrice L'Écuyer (1993) et Benoît Brière (1995), qui l'avaient piloté à 29 ans, et Marc-André Coallier (1991), à 27 ans.

Lundi après-midi, les animateurs de Face au mur et La vraie nature, qui interviewaient les artistes sur le tapis rouge l'an dernier, prenaient part à la séance photo officielle du 33e Gala Artis, dont ils tiendront les commandes dans moins de deux mois, au Théâtre Denise-Pelletier. Dans ses plus beaux atours – la délicate robe rose décolletée de Maripier était une création de la maison italienne Ermanno -, le tandem a répondu à quelques questions des journalistes, en conservant toutefois une bonne part de mystère.

Par exemple, si les réunions de conception de la soirée, menées par le réalisateur et metteur en scène Jean-François Blais (En direct de l'univers, Galas Artis, Gémeaux et Juste pour rire, Le choc des générations, etc) vont bon train depuis quelques semaines, pas question de dévoiler quel sera le concept du numéro d'ouverture ou l'identité des invités spéciaux, en chansons ou présentateur (trice)s de trophées. Quant aux nominations, elles seront rendues publiques le 3 avril.

Or, on nous a assurés d'une chose : Maripier Morin et Jean-Philippe Dion sont sur la même longueur d'ondes et, dès le départ, ils ont regardé dans la même direction. Leur proposition de la fête de la télévision d'ici prendra peut-être un parfum de Golden Globes.

«Un gala, ça reste un gala, a expliqué Jean-Philippe Dion. Il y a une forme classique, une structure (à respecter), mais en même temps, on veut mettre ce gala à notre couleur, à notre main. Ce n'est pas juste une émission de variétés, c'est un gala, avec des codes et des éléments bien précis. On est là, nous, pour mettre en valeur la soixantaine de nommés...»

On veut aussi que ça soit trippant pour les gens qui sont dans la salle, et qu'ils n'aient pas seulement le goût de s'en aller au after party.Mariepier Morin

«On veut que ça soit un gros party, que ça soit festif, a enchaîné sa collègue. On est tous les deux très festifs (rires) On veut que ça lève. On parlait souvent, en réunions, des galas américains. Celui qui revenait, que nous, on aime tous les deux, c'est les Golden Globes. Tu vois, dans cette soirée-là, comment le monde a du fun : ça change de table, on voit un parler à l'autre... C'est ça, aussi, qu'on veut essayer de recréer. Oui, c'est nos People Choice Award du Québec, mais on veut aussi que ça soit trippant pour les gens qui sont dans la salle, et qu'ils n'aient pas seulement le goût de s'en aller au after party. On veut que l'after party soit dans le gala!»

Lui perfectionniste, elle travaillante

Maripier Morin et Jean-Philippe Dion entretiennent déjà une grande complicité. Suffit de les voir se remémorer leur fin de gala de l'an dernier (chez Jean-Philippe, paraît-il) ou se tirer la pipe – Jean-Philippe blague qu'il n'est que le faire-valoir de Maripier, et celle-ci réplique en lui balançant qu'il n'est pas drôle et, qu'au fond, ils «s'haïssent» - pour le constater. Et leur admiration mutuelle revient vite au galop lorsqu'ils retrouvent leur sérieux.

«On s'aime beaucoup, ça fait très longtemps qu'on se connaît. Je suis vraiment, vraiment contente d'animer avec lui», a avancé Maripier, vantant au passage la rigueur de son partenaire.

Moi, je me sens en sécurité d'être avec Maripier, parce que je sais qu'elle ne me laissera jamais tomber.Jean-Philippe Dion

«Quand on parle de lui, dans le milieu, ce qui ressort beaucoup, c'est son côté extra-perfectionniste. Il n'y a pas un détail qui est laissé au hasard. Et moi, c'est quelque chose que j'admire. Moi, je vais plus rondement dans mes affaires. Je suis extrêmement travaillante, je suis disciplinée, j'ai une grande rigueur, mais dans le peaufinage, des fois, je trouve que je vire les coins ronds, alors que Jean-Philippe, pas du tout. Dans un gala, tu ne peux pas faire ça. Je pense que je vais apprendre un peu de son école.»

«Moi, je me sens en sécurité d'être avec Maripier, parce que je sais qu'elle ne me laissera jamais tomber, a relevé Jean-Philippe. Cette fille est une travaillante, aussi. Elle va tout faire pour être prête. Pour moi, c'est important qu'on soit au même niveau, tous les deux, et je sais qu'avec elle, ça va être le cas.»

Après l'ADISQ en octobre et les Olivier en décembre, le Gala Artis sera le troisième rendez-vous mondain du genre à devoir composer avec l'éclatement des scandales de l'automne dans le milieu artistique, encore somme toute récents. Difficile de faire abstraction de ces sujets épineux. Comment le duo Morin-Dion prévoit-il les aborder? Avec parcimonie.

«C'est sûr qu'on ne peut pas passer à côté de ça, a admis Jean-Philippe Dion. Ça ne sera pas un gala qui va être négatif, où on va passer tout notre temps à revenir sur ces événements-là ; en même temps, nous, ce qu'on se disait, c'est qu'on veut un gala lumineux, joyeux, festif. Il y aura une pensée pour ces actes-là, ces moments-là, mais ça ne sera pas l'entièreté du gala.»

«On veut vraiment que ça soit le gala du renouveau, a complété Maripier Morin. On veut regarder vers l'avenir. C'est ce qu'on se disait dans les premières réunions. Oui, c'est arrivé; oui, on va le souligner; mais après, nous, on veut regarder vers l'avant et que ça soit positif, que ça soit une soirée dont on sorte inspirés.»