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20/03/2018 00:15 EDT | Actualisé 20/03/2018 00:40 EDT

Norvège: la démission de la ministre de la Justice évite une crise gouvernementale

La très controversée ministre norvégienne de la Justice Sylvi Listhaug a annoncé sa démission mardi, évitant la crise gouvernementale qui s'annonçait après la publication par l'élue populiste d'un post Facebook offensant.

Annoncée également sur Facebook, la décision de Mme Listhaug, membre de la droite anti-immigration (parti du Progrès, FrP), évite in extremis à la Première ministre conservatrice Erna Solberg de poser une question de confiance dont l'issue était incertaine.

La ministre a dénoncé "une pure chasse aux sorcières" de l'opposition visant à la museler. "Je démissionne mais je promets de ne pas rester silencieuse dans les travées du Storting", le Parlement norvégien, a-t-elle écrit sur le réseau social.

Le 9 mars, Mme Listhaug avait choqué le pays nordique en publiant sur Facebook un message dans lequel elle accusait les travaillistes (opposition), eux-mêmes victimes de sanglants attentats en 2011, de considérer que "les droits des terroristes sont plus importants que la sécurité de la nation".

Elle leur reprochait de s'opposer à une proposition visant à pouvoir retirer la nationalité norvégienne, sans passer par un juge, aux individus menaçant les intérêts vitaux du pays.

Ces propos avaient été jugés d'autant plus déplacés que les travaillistes ont été la principale cible d'Anders Behring Breivik le 22 juillet 2011. Ce jour-là, l'extrémiste de droite -un temps membre du FrP- avait tué 77 personnes dans une double attaque contre le siège du gouvernement, alors dirigé par le travailliste Jens Stoltenberg, et contre un camp des Jeunes travaillistes sur l'île d'Utøya.

Le post Facebook et des excuses tardives et jugées insincères ont poussé l'ensemble de l'opposition à se ranger derrière une motion de défiance à l'encontre de Mme Listhaug au risque de faire chuter le gouvernement de droite, minoritaire au Parlement.

La question devait être examinée ce mardi matin au Parlement.

phy/gab/lch

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