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20/03/2018 15:55 EDT | Actualisé 20/03/2018 16:00 EDT

Meurtre d'une élue noire au Brésil: les manifestants réclament "justice"

Des milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues de Rio mardi, près d'une semaine après l'assassinat de l'élue noire Marielle Franco, pour demander "justice", alors que cet assassinat a bouleversé le pays.

Brandissant des panneaux "Marielle vit" et scandant "justice!", les manifestants ont défilé sur une des principales artères de la ville, où l'indignation ne semble pas retomber.

"C'est important toute cette mobilisation pour que ce crime barbare ne reste pas impuni. Nous ne savons s'il s'agit d'un crime d'Etat, ça doit probablement être lié à un crime de la police pour faire taire une voix qui défendait les droits de l'homme", a déclaré à l'AFP Rafael Cavalli, avocat de 36 ans.

Marielle Franco 38 ans, originaire de la favela de Maré, l'une des plus violentes de Rio, située dans le nord de la ville, était un symbole de la lutte des femmes noires brésiliennes contre le racisme et la violence policière.

La voiture qui transportait la conseillère municipale a été criblée de balles le 14 mars.

"Qui a tué Marielle et Anderson (son chauffeur, également abattu)?", disait l'autocollant distribué le long du cortège.

"Il n'y a pas de justice pour les Noirs au Brésil", s'est lamentée les larmes aux yeux Thuanny Inara, étudiante de 19 ans aux longues tresses africaines.

La polémique enfle à propos des munitions ayant servi à commettre le crime: la chaîne Globo assure qu'elles appartiennent à un lot acheté par la police en 2006, tandis que selon le gouvernement, les balles utilisées auraient été volées des années auparavant aux forces de l'ordre.

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