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20/03/2018 05:09 EDT | Actualisé 20/03/2018 05:20 EDT

Grèce/Malte: une lanceuse d'alerte russe se rend à la police

La ressortissante russe Maria Efimova, qui compte parmi les sources présumées de la journaliste maltaise anti-corruption assassinée en octobre et est visée par deux mandats d'arrêt européens, s'est rendue à la police athénienne, a indiqué mardi une source policière grecque.

Cette source a confirmé à l'AFP une information, publiée par le quotidien grec Kathimerini, faisant état de la reddition de Mme Efimova lundi au poste de police de Syntagma, le plus central d'Athènes. Elle a précisé que Mme Efimova faisait l'objet de deux mandats d'arrêt émanant de pays européens.

Elle doit être déférée devant un procureur en vue de la suite de la procédure la visant, a ajouté la même source.

Selon Kathimerini, cette femme, qui travaillait dans la banque maltaise Pilatus a indiqué aux policiers craindre pour sa vie.

Elle se serait réfugiée sur l'île grecque de Crète (sud) avec son époux et ses deux enfants, après des mandats d'arrêt lancés contre elle pour détournement de fonds à Malte et à Chypre, selon le quotidien grec.

Mme Efimova a été citée dans la presse maltaise et internationale comme une source de Daphne Caruana Galizia, la journaliste maltaise assassinée le 16 octobre, qui enquêtait sur les dessous de la politique maltaise.

Après sa mort, ses fils ont réclamé la démission du Premier ministre, Joseph Muscat, l'accusant de s'être entouré d'escrocs et d'avoir créé une culture d'impunité ayant transformé Malte en "île mafia".

Selon le site européen d'information EU Observer, Mme Efimova avait saisi le Parlement européen de son cas en décembre. La députée portugaise Ana Gomes avait appelé les capitales européennes à lui accorder une protection en tant que lanceuse d'alerte.

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