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20/03/2018 02:38 EDT | Actualisé 20/03/2018 02:41 EDT

Étude en Atlantique: la faible rétention des immigrants nuit à la prospérité

FREDERICTON — Pour réduire ses problèmes économiques et démographiques, le Canada atlantique devra être bien davantage qu'une escale pour les immigrants arrivant au pays.

Une étude publiée par le Forum des politiques publiques rapporte que les quatre provinces de l'Atlantique retiennent chez elles beaucoup moins d'immigrants que les autres régions du Canada.

Ainsi, le taux de rétention pendant cinq ans des immigrants arrivés en Nouvelle-Écosse, mesuré entre 2011 et 2015, s'est élevé à 72 pour cent. Il a été de 56 pour cent à Terre-Neuve-et-Labrador, de 52 pour cent au Nouveau-Brunswick et d'à peine 18 pour cent à l'Île-du-Prince-Édouard.

Ailleurs au pays, aucune province n'a présenté un taux inférieur à 80 pour cent.

L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna, qui est maintenant président suppléant du Conseil du Groupe Banque TD, signale que le déclin de la population et son vieillissement sont des bombes à retardement en Atlantique. Il déplore que l'âge moyen de la population de la région soit supérieur de huit ans à celui de l'Alberta.

Frank McKenna croit que pour attirer et retenir plus d'immigrants, il faut améliorer les formations linguistiques et impliquer davantage les employeurs.

Il reconnaît toutefois que les grands centres urbains tels ceux de Toronto, Montréal et Vancouver sont particulièrement attrayants pour les nouveaux arrivants. De 2013 à 2017, près des deux tiers des immigrants au Canada se sont établis dans ces trois villes; moins de 5 pour cent ont choisi l'Atlantique.

L'étude du Forum des politiques publiques signale toutefois que les provinces de l'Atlantique offrent des atouts aux immigrants: la faible criminalité, la vie paisible, la proximité des sites naturels et l'abondance des services. 

Les auteurs croient aussi que les provinces de l'Atlantique tireraient un grand avantage à mieux retenir les étudiants internationaux qui fréquentent leurs universités.