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20/03/2018 16:26 EDT | Actualisé 20/03/2018 17:20 EDT

Colombie: les dissidents des Farc estimés à 1.200 combattants, selon l'armée

Les dissidents de l'ex-guérilla Farc, qui n'ont pas adhéré au processus de paix, sont estimés à 1.200 combattants en Colombie, qui se financent par le trafic de drogue et cherchent à s'allier avec d'autres groupes comme l'ELN, ont indiqué mardi les autorités.

Le général Alberto Mejia, commandant des forces armées, a rappelé mardi que les Farc, aujourd'hui désarmées et reconverties en parti politique sous le même acronyme, avaient dénoncé la désertion de 500 de leurs membres.

"C'est la liste initiale que nous avions il y a environ 16 mois, mais leur nombre a augmenté dans certaines régions du pays, passant d'abord de 500 à 700, puis à 1.000", a-t-il précisé, ajoutant que les services de renseignement estiment aujourd'hui qu'il y a "1.200 dissidents".

Depuis la signature fin novembre 2016 de l'accord de paix par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), au moins 248 dissidents sont morts, ont été arrêtés ou se sont livrés aux autorités, selon le général Mejia.

Il n'a pas indiqué si ces groupes ont accru leurs effectifs avec d'ex-guérilleros ou par le recrutement forcé ou volontaire.

Ces chiffres ont été publiés après l'annonce de la mort de neuf dissidents présumés lors d'une attaque contre les Premier et Septième fronts des Farc, actifs dans le département du Guaviare (sud-est).

Les groupes dissidents, qui continuent à utiliser le nom de l'ex-guérilla, se livrent au "narco-trafic et au développement des activités criminelles dans des zones où ils essaient de faire alliance avec l'ELN et le Clan del Golfo" entre autres, a ajouté le général Mejia.

Considérée comme la dernière rébellion active du pays par le gouvernement, l'Armée de libération nationale (ELN), qui compte environ 1.500 combattants, est engagée depuis février 2017 dans des pourparlers de paix avec le gouvernement, pour mettre fin à plus de 50 ans de confrontation armée.

Le Clan del Golfo, principal gang du pays, est issu de paramilitaires d'extrême-droite démobilisés sous le gouvernement de l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010).

Le nouveau parti de la Force alternative révolutionnaire commune (Farc) a admis qu'en tant que guérilla il avait financé ses actions avec de l'argent issu du trafic de drogue, et s'est engagé à coopérer avec le gouvernement dans l'éradication volontaire des cultures illicites, notamment de coca, base de la cocaïne dont la Colombie et le premier producteur mondial.

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