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20/03/2018 11:16 EDT | Actualisé 20/03/2018 23:03 EDT

Claude Julien a vécu une saison plus difficile que ce qu'il avait anticipé

BROSSARD, Qc — Claude Julien s'attendait à vivre de bons et moins bons moments derrière le banc du Canadien de Montréal en 2017-2018. À moins de trois semaines d'une fin de saison hâtive, il constate que les moins bons moments ont été beaucoup plus nombreux.

«On savait qu'on aurait des hauts et des bas avec les changements (apportés à l'équipe). Mais pas au point où on est aujourd'hui», a-t-il affirmé avant que l'équipe ne s'envole pour Pittsburgh mardi après-midi.

Dans son analyse, Julien a mis l'accent sur le fait qu'il s'est souvent retrouvé face à des situations hors de son contrôle.

«Tu perds Shea Weber pour plus ou moins la saison, c'est le plus gros morceau de ta défensive. Dans le cas de Carey (Price), c'est la même chose. Deux fois, il a été blessé et on sait que ç'a été difficile pour lui de retrouver son synchronisme. Maintenant, on a Pacioretty, on a Danault, tous des gars qui jouent des gros rôles soit dans les deux premiers trios, soit dans le meilleur groupe de défenseurs.»

Gagnant de 580 matchs en carrière et détenteur d'une moyenne cumulative de ,594 dans la LNH, en incluant la saison en cours, Julien a dû remonter à son séjour dans la Ligue américaine pour retracer une année marquée par autant d'embûches.

C'était en 2000-2001 avec les Bulldogs de Hamilton, alors associés avec les Oilers d'Edmonton. C'était sa première saison chez les professionnels et son équipe avait raté les séries éliminatoires après avoir affiché un dossier de 28-41-6-5 pour 67 points.

Même si sa formation avait terminé au quatrième et dernier rang de la section Canadienne de la Ligue américaine, Julien est persuadé que cette saison lui fut bénéfique.

«C'est l'année où je crois avoir le plus grandi. Dans les moments difficiles, tu apprends beaucoup de toi-même, tu apprends beaucoup des gens autour de toi. Même si c'est difficile d'accepter les défaites pour tout le monde, incluant nos partisans, c'est une année où j'ai l'occasion de peut-être devenir encore meilleur comme entraîneur.»

Une légende et un ami

Pendant quelques minutes, Julien a pu s'évader des déboires de son équipe pour afficher tout son respect pour le légendaire Bobby Orr, qui célébrait mardi son 70e anniversaire de naissance.

Julien a eu le privilège de côtoyer l'ancien grand défenseur des Bruins de Boston pendant son passage derrière le banc de l'équipe entre 2007 et 2017.

«Il était mon idole quand j'étais jeune et j'ai eu la chance de devenir un ami. On parle d'une personne qui a accompli beaucoup, même si sa carrière a été très courte. Mais vous ne le devineriez jamais si vous passiez du temps en sa compagnie. Ce n'est pas le genre d'homme qu'il est», a décrit Julien.

«Il voit des détails aujourd'hui qui aideraient, selon lui, à améliorer notre sport. Et il est très au fait de ce qui se passe chez les équipes et dans la ligue. Il est un homme très intelligent. Il a 70 ans, mais on dirait qu'il en a 55. Une chose que je sais: si j'étais debout à ses côtés, vous penseriez probablement que je suis plus vieux que lui!», a lancé Julien, en riant, lui qui fêtera son 58e anniversaire de naissance le 23 avril.

Handicapé par une série de blessures aux genoux, Orr n'a joué que pendant 12 saisons dans la LNH, ce qui ne l'a pas empêché de multiplier les honneurs et les records.

Nommé recrue de l'année en 1967, il a remporté le trophée James Norris, remis au meilleur défenseur, lors de huit saisons consécutives entre 1968 et 1975. Il est le seul défenseur à avoir remporté le championnat des marqueurs dans la LNH, un exploit qu'il a réalisé deux fois, en 1970 et en 1975.

Vainqueur de la coupe Stanley et du trophée Conn-Smythe en 1970 et en 1972, Orr a inscrit 270 buts et 915 points en 657 matchs. En 1970-71, son ratio défensif s'est élevé à +124, encore aujourd'hui le meilleur de l'histoire.